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ses natures, le Christ est un être composé non plus d'une mais de deux natures ^ .
D'autre part, cette union du Verbe et de l'humanité rappelait naturellement celle de l'âme et du corps en l'homme. C'était une vieille comparaison dont on usait depuis longtemps, mais sur laquelle, depuis longtemps aussi, on faisait des réserves. Saint Jean insiste plutôt sur les réserves^. L'homme sans doute se compose de deux natures irréductibles entre elles, le corps et l'âme *^ : toutefois, comme ces deux natures peuvent se retrouver identiques dans plusieurs individus, elles constituent par leur union une nature supérieure, une espèce dont la caractéristique est d'être « animal raisonnable », et qui est la nature humaine ou l'humanité. En Jésus- Christ il en va autrement. Jésus-Christ est un individu unique; le Verbe et l'humanité ne forment pas une -/^piaToV/iç, à laquelle plusieurs christs puissent participer. Ils ne constituent donc pas, comme le corps et l'âme, par leur union, une seule nature.
L'union hypostatique ainsi constatée et expliquée, notre auteur en déduit quelques conséquences qu'il a remarquablement exposées, et dont il faut dire un mot.
La première est l'adoration due à l'humanité de Jésus-Christ considérée non pas séparément du Verbe, mais en lui, en qui elle subsiste^.