‹ Histoire des dogmesChapitre 399 sur 426 · Liber adv. Graecos^ XCIII (P. L., CXXI · texte numérisé non relu

Liber adv. Graecos^ XCIII (P. L., CXXI

d'argent qui portaient, l'un en grec, l'autre en latin, le texte du symbole de Constantinople tel qu'on le récitait à Rome, sans l'addition ^ Ses successeurs persistèrent dans son attitude et, jusqu'au xi^ siècle, le chant du symbole n'entra pas, à Rome, dans Vordo de la messe. Il n'y fut reçu qu'en l'an 1014, à la suite des instances faites par l'empereur Henri II le Saint (1002- 1024j auprès du pape Benoît VIII (1012 1024) 2. L'usage espagnol finissait par triompher.

Si les papes s'étaient si énergiquement refusés à introduire dans le symbole l'expression d une doctrine que d'ailleurs ils approuvaient, ce n'était pas seulement chez eux fidélité à la tradition, c'était aussi précaution de prudence contre les récriminations des Grecs, dont l'opposition à la doctrine comme à la formule du Filioque commençait à se faire jour. On a vu plus haut ^ que saint Maxime avait déjà dû disculper aux yeux de ses compatriotes le pape Martin P^ pour une formule analogue, et plaider l'équivalence des deux façons de parler e; uiouet Si' uiou. L'incident n'eut pas de suite. On a supposé pourtant, non sans vraisemblance, que l'insistance avec laquelle saint Jean Damascène rejette la procession du Saint-Esprit ex tou utou n'allait pas sans quelque intention de protester contre le langage des Latins, dont il saisissait imparfaitement la portée.

Quoi qu'il en soit, le heurt inévitable sur ce point entre les deux ÉgUses se produisit pour la première fois à Gentilly. En 767 il s'y tint un concile auquel as-

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