Liber pontificalis, II, p
'2. Bernon, Libellas de quibusdara rébus ad rnissae officium pertinentibus, II (P. L., CXLII, 1060, 1061). Cf. Tiethmar, Chronique, VII, 1, ap. DccHESNE, Ltô. po>^^^7^c., II, 268. note 3.
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sistaient quelques envoyés grecs de Constantin Copronyme à Pépin. L'objet principal du concile était la question des images, mais on sait par Adon que la question de la procession du Saint-Esprit y fut aussi discutée : « Factaest tune temporis synodus, anno incarnationis Domini septingentesimo sexagesimo septimo, et quaestio ventilata inter Graecos et Romanos de Trinitate, et utrum Spiritus sanctus, sicut procedit a Pâtre, itaprocedat a Filio^ »
Nous ne sommes pas davantage renseignés sur cette discussion ni sur la conclusion qui lui fat donnée; mais elle eut, en toute hypothèse, pour résultat de faire ressortir le dissentiment au moins verbal des deux Eglises, et sans doute de les rendre soupçonneuses visà-vis l'une de Tautre. Ce dissentiment cependant pouvait s'atténuer par une sage réserve dans les affirmations, et une exégèse intelligente et large, comme celle de saint Maxime, pouvait le rendre inofïensif. C'était, semble-t-il, la pensée des papes ; et aussi voit-on les envoyés d'Hadrien au VIP concile général accepter sans difficultés comme orthodoxe la profession de foi de Tarasius qui déclarait croire en la procession du Saint- Esprit EX Tou TraTpoç St' uiou'^. Mais Charlemagne n'était pas l'homme de la diplomatie théologique. Puisque saint Augustin avait enseigné que le Saint-Esprit procède du Fils, toutes les Eglises le devaient enseigner avec lui ; et puisque les Grecs semblaient adopter un langage diflérent, il fallait hautement proclamer contre eux, et par une addition au symbole, qu'ils étaient dans l'erreur. Les Li^^res cai^olins (m, 3, 8) attaquèrent donc vivement cette même profession de foi de Tarasius, et la déclarèrent inacceptable. Hadrien la défendit, en faisant remarquer la façon de parler des anciens