‹ Histoire des dogmesChapitre 41 sur 426 · U>Si. V · texte numérisé non relu

U>Si. V

no HISTOIRE DES DOGMES.

profession de foi sur laquelle l'entente devait se faire. Cette profession de foi reproduisait, à peu de chose près, une déclaration que les orientaux avaient autrefois fait remettre à l'empereur'. Cyrille l'accepta, mais il exigea la condamnation expresse do Nestorius par Paul d'Émèse et ses commettants. Ce point lui fut accordé par Paul d'abord, puis par Jean d'Antioche. Celui-ci écrivitau patriarche d'Alexandrie la lettre définitive d'accord contenant la profession de foi susdite^, et Cyrille y répondit par la lettre Laetentur caeli^, qui reproduisait le même symbole. La paix était faite entre les patriarches (mars et avril 433).

La formule sur laquelle ils s'étaient entendus est fort importante, on le conçoit, puisqu'elle comprend les points précis que les deux théologies, d'Alexandrie et d'Antioche, professaient en commun, et fait connaître les sacrifices de terminologie particulière que chacune avait consentis pour le bien de la paix. En voici la teneur. Après une première partie, sorte d'introduction, cette formule continuait :

« Nous confessons donc que Notre-Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, est Dieu parfait et liomme parfait, [composé] d'une âme raisonnable et d'un corps ; qu'il est né du Père avant les siècles, quant à la divinité; et que le même, pour nous et pour notre salut, [est né] à la fin des temps de la vierge Marie, quant à l'humanité: que le même est consubstantiel au Père selon la divinité, et consubstantiel à nous selon l'humanité. Car il y a eu union des deux natures : c'est pourquoi, nous confessons un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur. D'après cette façon de concevoir l'union exempte de mélange, nous confessons que la sainte Vierge est mère de Dieu, puisque le Dieu Verbe s'est fait chair, et s'est fait homme, et dès la conception s'est uni le temple qu'il a pris d'elle. Quant aux expressions évangéliques et apostoliques qui concernent le Sei-

4. M.vNsi, V, 781, 783. Celte déclaration était probablement l'œuvre de Théodore t.

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