V. les actes dans Ma.nsi. IV, 1260 et suiv
3. V. les lettres dans Mansi, IV, 1269, 1272. 1273. 1276, 1277. Si la première session du concile tenue par Cyrille prête le flanc à des critiques, que penser de l'acte de Jean d'Antioche et des orientaux, jugeant à la hâte, et sans les avoir assignés. Cyrille et ses cent cinquante-huit évêques? Et c'e>t pourtant dans cette réunion, irrégulière au premier chef, que quelques auteurs veulent voir levrai concile!
LE NESTORIANISME. 49
tantinople, par Maximien (25 octobre 431), orthodoxe doux et modéré, qui se montra favorable à Cyrille.
Aucun accord ne put intervenir entre cyrilliens et orientaux jusqu'à la mort du pape Célestin (16 juillet 432). Mais, à ce moment, on commença à concevoir quelques espérances de rapprochement. Le nouveau pape, Xyste m (31 juillet 432 1, tout en approuvant les décisions d'Ephèse, manifesta son désir que les orientaux fussent reçus à la communion pourvu qu'ils souscrivissent aux condamnations portées par le concile ^ Théodose II s'entremit de nouveau ; Cyrille, toujours suspecté d'apollinarisme, fournit sur sa doctrine personnelle des explications précises, dans lesquelles il déclarait rejeter absolument toute conversion et tout mélange, en Jésus-Christ, de la divinité et de l'iiumanité. Ces explications satisfirent plus d'un esprit parmi ses adversaires, et bientôt, au sein des orientaux, trois partis se formèrent. Un premier, favorable à la paix, acceptant le fond, sinon la forme de la doctrine de Cyrille, et disposé à sacrifier, s'il le fallait, la personne de Nestorius : les chefs en étaient Jean d'Antioche et Acace de Bérée ; — un second parti de nestoriens irréductibles, pour qui Cyrille, quoi qu'il pût dire et faire, restait toujours l'ennemi : on y voyait Alexandre d'Hiérapolis, Helladius de Tarse et quelques autres; — et enfin un tiers parti dont Théodoret et André de Samosate étaient l'âme, hésitant, se défiant du patriarche d'Alexandrie, mais surtout refusant de condamner Nestorius et moins porté à la conciliation.
Cette conciliation cependant était voulue par la majorité de l'épiscopat; et c'est pour l'avancer que Jean d'Antioche envoya à Alexandrie Paul d'Émèse, avec une lettre pour l'accréditer auprès de Cyrille, et une