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Mansi, V, %a

LE NESTORIANISME. 53

même accepta le symbole, tout en refusant d'anathématiser Nestorius. En 435, Théodose II, voulant éloigner la cause du conflit, fit sortir Nestorius du couvent d'Euprepius et l'exila à Petra, en Arabie, puis plus tard à l'Oasis d'Egypte. Nestorius y composa, sous le titre de Livre d'Héraclide de Damas, sa fameuse apologie récemment retrouvée ; mais il y souffrit beaucoup. Sa mort se place en 451, entre la convocation et la tenue du concile de Chalcédoine.

§ 5. — La fin du nestorianisme i.

Ainsi pourchassé dans l'empire officiel, le nestorianisme trouva d'abord un refuge dans la ville qui protégeait la frontière à l'est, à Edesse. Il y avait là une école célèbre, en possession de donner l'enseignement non seulement aux osrhoéniens, sujets de l'empereur, mais aussi aux jeunes chrétiens perses, sujets des Sassanides, qui passaient la frontière pour en suivre les leçons, et appelée à cause de cela École des Perses. Les noms et la doctrine de Diodore de Tarse et de Théodore de Mopsueste y étaient généralement révérés. L'évêque Rabbulas, il est vrai, après avoir fait campagne avec Jean d'Antioche, s'était retourné, dans l'hiver de 431-432, du côté de Cyrille, à qui il avait même dénoncé le cilicien (Théodore de Mopsueste) comme le vrai père du nestorianisme ^. Il s'était efforcé de supprimer les écrits de Théodore; mais il avait rencontré soit dans le clergé, soit dans l'école, une résistance sourde qui, pour se dissimuler devant

1. V. sur ce paragraphe : .1. Labourt, Le christianisme dans l'empire perse sous la dynastie sassanide (224-632), Paris, 1904. W. A. Wi- GRAM, An introduction to the history of the Assyrian Church, London, 1910; elles sources indiquées par ces deux auteurs.

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