Epist. XXXIX, col. 177; De incarn. iinigen., col
elle ne saurait être une cpuaiç, ni une hypostase, ni une personne. Ainsi Tunité personnelle du Verbe incarné nest nullement altérée par l'incarnation. Jésus-Christ est aussi rigoureusement une seule personne que le Verbe àaapxoç. Bien plus, il est absolument la même personne. On a noté que c'est là le point central de la christologie cyrillienne, et l'on a eu raison. L'union est xaô' uTTocTTaciv ' , non parce qu'elle a produit une hypostase inexistante auparavant, mais parce que, à Ihypostase préexistante du Verbe, elle a associé Thumanité. Elle est une £vo)(7iç cpuaixrj, xa-cà cpuaiv^^ non parce qu'il en est résulté une nouvelle cpuaiç, mais parce que Ihumanité a été liée ineffablement à la cpuatç du Verbe. De cpucTtç en Jésus-Christ il n'y en a qu'une, la cpuaiç xou 0£ou Aoyou éternelle, laquelle est devenue, dans le temps, (7e(7apxci)pi.évY].
On serait infini si l'on voulait transcrire tous les textes de saint Cyrille qui appuient cette présentation de sa doctrine. En voici quelques-uns :
« Ne le divise pas, et ne mets pas à part (lor/.w;) un homme et le Dieu Verbe; n'imagine pas l'Emmanuel comme une double personne {^iKoônodizov) ^. » — « Nous ne disons pas qu'autre est le Fils engendré avant tous les siècles de l'essence de Dieu et du Père, et autre celui qui, à la fin des temps, est devenu (yevdixevov) de la femme, est devenu sous la loi; mais il n'y en a qu'un, et c'est le même soit avant soit après la conjonction et l'union vraie avec la chair ^. » — « Nous reconnaissons un seul Christ, un seul Seigneur et un seul Fils, qui est et qui doit être cru à la fois Dieu et homme. Nous avons coutume
i. Episl. IV, col. 4l>, 48 ; XVII, col. Ul.
2. Anath. III, col. 120; De incarn. unigen., col. 1249. L'explication que je donne ici des expressions ëvwcyi!; xa6' ÛTïôdTaaiv et çutrixiQ ne va pas contre celle que Cyrille en a donnée lui-même dans ses apologies contre Théodoret et contre les orienldux (col. 332. 400, 404, 40oj : elle est absolument dans le sens de sa doctrine.
3. De incarn. unigen., col. 1221 ; cf. Anathem. III, IV, col. 120; Epist. XVII, col. 116, etc.