Epist. XXXIX, col. HT; 1, c
LE NESTORTANISME. 67
avant runion, un moment de la durée où le Verbe et l'homme ont existé comme deux , puisqu'il parle de Jésus-Christ comme n'étant, après l'union, qu'une seule nature de deux qui se sont unies ^ Mais il faut remarquer — et Cyrille lui-même l'observe — qu'il ne s'agit ici que d'un ordre logique et d'une simple vue de l'esprit (oaov [xsv ^xev eU swoiav, xal £Ïç Y^ (Aovov xo ôpav Toîç T^ç ■^^i'/r^c, o[ji(ji,a<Tt) ^. L'esprit perçoit dans le Verbe incarné, avec une personne unique, une double 7rotoTy,ç cpuffixTi. S'il fait un instant abstraction de l'union, cette double ttoiott,; lui apparaîtra comme deux personnes ou deux cpuaetç; mais l'idée de l'union survient aussitôt qui supprime cette dualité. Tout est subjectif dans ce processus, et se passe h Iwotatç, Iv ôsojpia.
De cette union est résulté un seul être, un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur : â'va Xpiatov, é'va uîov, â'va xopiov ôu.oXoYoîifxsv ^. Cyrille a écrit un traité exprès, le Qaod unus sit Chj'fstus, pour établir cette unité du Christ dont il avait le sentiment si profond. Mais du reste, c'est mal s'exprimer dans la christologie cyrillienne que de parler de l'unité du Christ comme d'un résultat de l'union. Pour Cyrille, le Christ est un non pas/?<2/', mais malgré l'union. Le Verbe est, avant l'incarnation, unupoGcoTrov, une uTco'ijTaffK;, une cpuaiç, tous ces mots désignant sa personne. Ce Verbe a fait sienne, par une union incompréhensible, une humanité prise de la Vierge. Mais il n'a subi aucun changement par cette union : sa personne est restée ce qu'elle était; elle existe seulement dans un état nouveau, elle est (TeaapxwfjiévYi. Et quant à l'humanité qu'il a prise, comme elle n'a jamais existé et n'existe pas tSixco; et xa6' iauTi^v,