On n'a conservé que la réponse du pape, Epist. LX
5. Inter epist. S. Leonis, Epist. LUI. Cet Anatolius était un alexandrin, apocrisiaire de Dioscore.
proclamée augusta depuis Tan 415 et associée à l'empire. Elle offrit sa main au général Marcien et le fit monter avec elle sur le trône. Marcien et Pulchérie étaient favorables à Flavien et à saint Léon. Tout changea comme par enchantement. Chrysaphius fut mis à mort pour ses malversations. Dans un synode tenu à Constantinople, probablement vers novembre 450, Anatolius et ses évêques condamnèrent Eutychès, et souscrivirent à la lettre de Léon à Flavien '. Voyant les choses s'arranger et l'impossibilité de réunir en Italie le concile sollicité, le pape aurait souhaité qu'il n'eût pas lieu ^. Mais Marcien y tenait. Le 17 mai 451, le concile fut convoqué pour le l^'' septembre à Nicée. Il ne s'ouvrit que le 8 octobre, et à Chalcédoine où on avait dû le transférer.
L'assemblée compta de cinq à six cents évêques^. Théodoret, Ibas s'y trouvèrent; Domnus, le patriarche déposé d'Antioche, n'y vint pas : il n'avait pas protesté contre l'élection de Maxime, qu'on lui avait donné comme successeur, et s'était retiré dans un monastère. Dioscore n'avait avec lui que quinze ou vingt égyptiens. Des commissaires impériaux étaient chargés de maintenir l'ordre et de régler tout ce qui regardait l'extérieur du concile : mais c'étaient les légats du pape qui présidaient proprement aux résolutions et définitions du synode. Ces légats étaient Paschasinus, évêque de Lilybée, et le prêtre Boniface, venus exprès, et l'évêque Lucentius qui se trouvait déjà à Constantinople "', Saint Léon avait formellement réclamé pour
1. Cette acceptation était une condition que saint Léon avait mise à la reconnaissance d'Anatolius comme patriarche légitime {Ex)ist.hW\, 10 juillet 450).