S. LÉON, Epist. Cil
4. Le prêtre Basile, qui était aussi à Constantinople, ne parut pas au concile. Peut-être était-il mort ou malade.
LEUTYCHIANISME. 91
Pascliasinus la présidence du concile {^ice mea synodo convenu praesidere^], et nous savons que Ton tint compte de cette réclamation 2. D'ailleurs, dans toute la correspondance occasionnée par cette affaire, le pape parlait en maître et avec la pleine conscience de son autorité. Sa lettre xciii au concile, du 26 juin 451, disait que, ne pouvant assister au concile, il y présiderait par ses légats (1), et défendait de discuter ce que l'on devait croire, attendu que la lettre à Flavien l'avait suffisamment défini : « Non liceat defendi quod non licet credi, cum secundum evangelicas auctoritates. secundum propheticas voces apostolicamque doctrinam, plenissime et lucidissime, per litteras quas ad beatae memoriaeFlavianum episcopum misimus, fuerit declaratum quae sit de sacramento incarnationis Domini nostri lesu Christi pia et sincera confessio (2). »
C'est dans l'église de sainte Euphémie que se tint le concile. On en possède les actes complets -^ ; mais il ne saurait être ici question d'en suivre tous les détails. Nous nous arrêterons surtout au côté dogmatique.
Le concile avait à régler des questions de personne et des questions de foi, naturellement un peu mêlées les unes aux autres. Les premières regardaient le sort que l'on ferait, d'une part, àDioscore et à ses complices du brigandage, de l'autre, aux victimes de ce même brigandage, particulièrement à Théodoret et à Ibas. Bien que quelques voix s'élevassent en sa faveur, demandant son pardon, Dioscore fut déposé, et sa déposition approuvée par deux cent quatre-vingt-quatorze signataires'''. Les motifs invoqués contre lui ne furent pas directement d'ordre doctrinal. On lui reprochait d'avoir