‹ Histoire des dogmesChapitre 92 sur 426 · Doctrina, Diekamp, p. 309,310; Lep.on, p. 451 et suiv · texte numérisé non relu

Doctrina, Diekamp, p. 309,310; Lep.on, p. 451 et suiv

de là que, s'il y avait dans le Christ deux volontés, il y avait aussi deux natures ^ Pour Sévère, la question doit s'envisager de tout autre façon. On peut et on doit admettre dans le Sauveur des actes divers de volonté, les uns conformes aux faiblesses de l'humanité, les autres conformes au vouloir divin, comme il s'est vu dans la scène de l'agonie au jardin : mais on doit les rapporter au même sujet, au Verbe incarné qui produit ces divers actes, qui veut wç àvôpwTcoç et wç Ôeo'ç. Le patriarche d'Antioche ne s'occupe pas directement de la faculté de vouloir : il s'occupe des actes, ou, s'il s'occupe de la volonté comme puissance de vouloir, c'est pour prononcer que dans le Christ elle est unique, puisqu'il n'y a en lui qu'un sujet voulant, comme il n'y a qu'un sujet agissant : « Les saints et sages Pères. écrit-il, ont enseigné qu'il n'existait [dans le Christ] qu'une seule activité et une seule volonté divine, et selon sa divinité et selon son humanité^. »

Telle est en résumé la doctrine christologique professée par Sévère d'Antioche. J'ai dit qu'elle ne lui appartenait pas exclusivement, et qu'elle était celle de tout un parti, de la portion de beaucoup la plus nombreuse, la plus intelligente et la plus influente des monophysites^. Mais il est clair aussi qu'elle ne fait que reproduire, en en précisant certains traits, celle de saint Cyrille. Les mots sont pris dans le même

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