P. L,, LXV, 442 et suiv
y. Epist. XVII, P. L., LXV, 451 et suiv. 6. Lex lustin. Cod. I, 1,6.
était alors Jean II (532-535), d'approuver cette déclaration ^ Le pape parut d'abord hésiter, puis, voyant que la formule était jugée orthodoxe par les théologiens occidentaux 2, il donna l'approbation demandée, et en écrivit à Justinien et au sénat ^ « quod quia apostolicae doctrinae convenit, nostra auctoritate confirmamus ». Ces mêmes lettres condamnaient les acémètes.
On ne pouvait démontrer d'une façon plus claire que les décisions de Chalcédoine ne devaient pas se confondre avec le nestorianisme, et que leurs partisans acceptaient sans arrière-pensée la doctrine de l'unique personnalité du Verbe dans le Christ et de la communication des idiomes. Cette approbation n'en était pas moins une victoire pour les conceptions christologiques de saint Cyrille, et Justinien s'efforça d'en profiter en demandant, dans une intention de rapprochement, à tous les évêques, de souscrire aux formules approuvées''. Les monophysites souscrivirent; mais ils n'entendaient pas, pour autant, reconnaître le concile de 451.
§ 2. — L'affaire des trois chapitres jusqu'au V® concile général .
Justinien cependant, devenu seul empereur depuis 529, et désireux de faire l'unité religieuse, multipliait