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Le Yetti-ver sc montre souvent sur le marché anglais. Il sert à parfumer les vêtements et le linge. Dans l'Inde, il sert à faire des écrans qu’on place devant les fenêtres et les portes et qui, lorsqu’on les agile, répandent une odeur agréable en même temps qu’ils procurent de la fraîcheur. On en fabrique aussi des paniers et une foule de petits objets. 11 jouit également d’une certaine réputation comme médicament.
Les Andropogon L. ( Généra , n. L14b) sont des Graminées de la tribu des Au thropogonées à épillets composés de deux fleurs : l’une inférieure neutre, munie d’une seule glumelle, l’autre supérieure, hermaphrodite ou unisexuée. Les épillets sont réunis par deux ou trois, celui du milieu sessile et fertile, les deux autres pédonculés et stériles. Chaque épillet est enveloppé de deux glumes mutiques, indurées. Les glumelles des fleurs sont plus courtes que les glumes. La glume inférieure de la fleur fertile est mutique ou prolongée en arête, la supérieure est plus petite, mutique et manque même parfois. Le périanthe est représenté par deux squainules tronquées, ordinairement glabres. L’androcée se compose d’une à trois étamines. L’ovaire est surmonté de deux styles plumeux, terminaux. Le fruit est un caryopse libre entre les glumes. [Trad.]
RHIZOME DE CHIENDENT.
Rhizome. ürambiis, Radix Graminis ; Chiendent commun ou petit Chiendent ; angl., Couch Grass, Quicch Grass, Dorj's Grass ; allem., Queclcemuurzel, Graswursel.
Origine botanique. — Agropyrum repens P. Beauv. ( Triticum repens, L.). C’est une herbe très-diffuse, croissant dans les champs et les endroits abandonnés, dans toutes les parties de l’Europe, dans le nord de l’Asie, jusqu’au sud de la mer Caspienne et dans l’Amérique du Nord (a).
Historique. — Les anciens connaissaient très-bien une herbe qu ils nommaient ’ Aypwtoc et Grcwien, et qui avait un rhizome traçant comme celui de l'herbe dont nous parlons ici. Il est impossible de déterminer à quelle espèce leur plante se rapporte, mais il est probable que le Cynodon Dactylon Purs., et Y Agropyrum repens étaient l’un et l’autre désignés par les noms que nous venons de citer.
Dioscoride affirme que la décoction de la racine est un remède utile dans la rétention de 1 urine et les calculs de la vessie. I line paitage cette opinion, qu’on retrouve dans les écrits d'Oribase (1) et de Marcellus Empiricus (2) au quatrième siècle, d’Aëtius (3) au sixième siècle,
(0 De Virtute Simplicium, c. i, Agrostis.
(2) De Medicamentis, c. xxvi.
(3) Telvabibli primæ, Sermo i.
et qui est reproduite dans les herbiers du moyen âge (1). Turner (2) et Gerarde attribuent aussi à la racine de Chiendent des propriétés diurétiques et lithontriptiques. Cette drogue constitue encore un remèdo populaire très-estimé en France ; on la prend sous forme de tisane considérée comme adoucissante et sudorifique.
Description. — Le Chiendent possède un long rhizome grêle, coloré en jaune pâle, épais de 2 millimètres, rampant au-dessous de la surface du sol, se ramifiant parfois et marqué, à des intervalles de 3 centimètres environ ou davantage, de nœuds qui portent des racines grêles, ramifiées et des restes de feuilles écailleuses, rudimentaires.
Tel qu’on le trouve dans les boutiques, le rhizome est toujours dépourvu de racines, coupé en morceaux longs de 1 à 2 centimètres et séchés. Ses fragments sont luisants, colorés en jaune paille, tubuleux, à plusieurs faces; ils sont dépourvus d’odeur et possèdent une saveur douce, légère.
structure microscopique. — Sur une section transversale, le rhizome offre deux parties différentes, séparées l’une de l’autre par une zone circulaire ou gaine. Celle-ci est formée d’un cercle continu de cellules prismatiques, analogues à celles qu’on trouve dans la Salsepareille. La partie située en dehors de la gaine offre une vingtaine de faisceaux libériens disposés en cercle, et la partie inférieure, un nombre à peu près égal de faisceaux vasculaires plus serrés. La moelle est réduite à un petit nombre de rangées de cellules, le rhizome étant toujours creux, sauf au niveau des nœuds. On ne trouve pas dans les cellules de contenu solide.
Composition cSiimiquc, — Les principes constituants du Chiendent ne comprennent aucune substance à laquelle on puisse attribuer des propriétés médicinales. Le suc du rhizome a fourni à H. Müller (3) 3 pour 100 environ de sucre, et 7 à 8 pour 100 de Triticine, ClâH22On, substance gommeuse amorphe, insipide, qui se transforme aisément en sucre quand on conserve pendant un peu de temps sa solution concentrée à 110° C. Lorsqu’on la traite par l’acide nitrique, elle donne de l’acide oxalique. Le rhizome fournit aussi une autre matière gommeuse qui contient de l’azote et qui se décompose rapidement; la drogue est
(1) Notamment dans l’Herbarius Patavias imprimé en 1485, dans lequel il est dit du
(Iranien: « aqua decoctionis ejus valet contra dissuriam... et frangit lapidem et
curai vulnera vesicæ et provocat urinam » Cette drogue se trouve aussi dans les
tarifs des pharmacies du moyen âge.
(2) Herball, P. II, 15G8, 13.
(3) Archiv der Pharm., 1873, 203, 17.
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on outi'o riche on malqtos acides. La raannito doit aussi probablement s’y trouver parfois, comme dans le Taraxacum (p. 24), autant que nous pouvons on juger d’après les résultats contradictoires obtenus par Stenhouse et par Vülckcr. On n’y trouve ni amidon, ni résine, ni pectine. Lo rhizome donne 4 1/2 pour 100 de cendres.
Usages. — On a recommandé la décoction du rhizome du Chiendent contre les maladies de la muqueuse vésicale.
Substitutions. — L ' Agropyrum aculum R. et S., VA. pungens R. et S., et VA . junceum P. Beauv., considérés par quelques botanistes comme de simples variétés de l'A. repens, possèdent des rhizomes tout à fait semblables à celui du Chiendent. Le Cynodon Da.cf.ylon Peus., herbe trèscommune dans le sud de l’Europe et dans le nord de l’Afrique, fournit le Gros Chiendent ou Chiendent pied-de-poule des Français. Son rhizome diffère de celui du Chiendent commun par son épaisseur beaucoup plus considérable. Sous le microscope, il offre une structure tout à fait différente. Il contient, en effet, un grand nombre de faisceaux fibrovasculaires beaucoup plus épais et un tissu cellulaire rempli d’amidon; il est aussi beaucoup plus ligneux. Il se rapproche ainsi du rhizome du Carex arenaria L., qui est beaucoup employé en Allemagne, comme celui du Cynodon l’est dans le sud de l’Europe. Ce dernier paraît contenir de Y Asparagine ( Cynodine (1) de Semmola) ou une substance semblable à elle.
(a) Les Agropyrum (Paliss., Agrost., 101), considérés par certains auteurs comme constituant un genre particulier de Graminées, sont réunis par un grand nombre d’autres botanistes au genre Triticum, dont ils ne diffèrent en effet par aucun caractère essentiel et dans lequel ils ne constitueraient qu’une simple section comprenant des plantes vivaces, à glumes non ventrues, entières au sommet, mutiques ou plus rarement aristées, munies de trois ou plusieurs nervures à peu près égales; à caryopse ordinaire- Fig. 2/1. Triticum repens. ment adhérent aux glumelles, plan ou concave au niveau de sa face interne; à épi muni d’un rachis à entrenœuds allongés. De même
(1) Delta Cinodma tutovo prodotto organico, trovata nella gramina officinale, Cyndon Dactylon ( Opéré minori di Giovanni Semmota, Napoli, 1841). 11 en a été publié un extrait dans le Jahresbericht de Berzebius, Ttibingen, 1845, 535.
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les ép
llets sont solitaires et formés chacun do trois h dix
que dans les Trüicum Heurs hermaphrodites, la supérieure souvent rudimentaire ; chaque fleur offre en dodans des glumelles, deux squamules membraneuses ; l’androcée est formé de trois étamines ; les deux stigmates sont plumeux. Les épillets sont disposés on uu épi solitaire et terminal.
L’Agropyrum repens, ou mieux Trüicum repens L. ( Species , 128), est une plante à souche vivace, rampante, très-étalée au-dessous du sol et se ramifiant beaucoup, Ce rhizome émet des rameaux aériens dressés, hauts de oO centimètres il 1 mètre, Les feuilles sont rudimentaires, écaillées et jaunâtres sur le rhizome ; sur les rameaux aériens elles sont vertes ou un peu glaucescentes, linéaires, planes, lisses ou à peu près lisses sur la face inférieure, plus ou moins rudes et pubescentes sur la face supérieure. Chaque rameau se termine par un seul épi allongé, aplati, à entrenœuds presque aussi longs que les épillets qui sont distiques, au nombre de douze à quinze et insérés chacun sur le rachis principal de l’épi au niveau d’un coude saillant ; ils sont plus rapprochés dans le haut que dans le bas et formés chacun de quatre à six fleurs. Les glumes sont égales entre elles ot ont ii peu près la même longueur que les fleurs ; elles sont lancéolées, acuminôes, dépourvues d’arêtes, non ventrues, concaves, non carénées, munies do cinq â sept nervures un peu scabres. Chaque fleur est protégée par deux glumelles à peu près de même longueur, l’inférieure concave, un peu carénée, lancéolée, nautique, acuminée, mucronée ou courtement aristée, la supérieure membraneuse, bicarénée. En dedans des glumelles, chaque fleur offre deux squamules membraneuses, un peu charnues, ovales, ciliées sur les bords. L’androcée est formé de trois étamines indépendantes, à filets grêles, à anthères allongées, biloculaires, déhiscentes par deux fentes longitudinales. Le gynécée se compose d’un ovaire supère, couvert dans le haut de poils roides et longs et surmonté de deux styles réfléchis en dehors, plumeux, à poils simples, papilleux. L’ovaire et le fruit offrent l’organisation des Graminées ; le fruit adhère ordinairement aux glumelles, sa face interne est plane ou concave et son extrémité supérieure est velue. [Thad.]
(6) Ainsi que le montre la figure 272, le rhizome du Trüicum repens offre :
l°une couche épidermique a, formée de grandes cellules, presque quadrangulaires, revêtues d’une couche cuticulaire épaisse ; 2° un couche 6 de renforcement, constituée par des éléments allongés, A parois épaisses, pressés les uns contre les autres, disposés bout à bout et séparés par des cloisons transversales plus ou moins obliques ; il existe d’ordinaire trois ou quatre couches concentriques de ces éléments ; 3° une couche épaisse c de tissu parenchymateux â parois minces et claires, il cavités trèsgrandes ; 4° en dedans, cette zone parenchymateuse est limitée par une couche cir-
Fig. 272. Triticum repens. Rhizome.
Coupo transversale.
eulaire unique d'éléments à grande cavité, et à parois internes et latérales épaissies ; cette zone forme h gaine des faisceaux ; 5° en dedans d’elle se trouvent plusieurs couches concentriques e d’éléments ii parois épaisses, analogues à ceux de la couche b. Les faisceaux fihro-vasculaires forment, en dedans de ces éléments, une couche circulaire f ; les faisceaux sont séparés les uns des autres par des éléments prosenchymateux à parois épaisses, lignifiées. Ils sont formés chacun d’une portion libérienne ou phloème à éléments allongés, munis de parois minces et claires et d’une portion ligneuse qui offre de gros vaisseaux elliptiques ou arrondis. [Trad.]