‹ Histoire des drogues d'origine v©♭g©♭tale [electronic resource]Chapitre 35 sur 124 · MÉLISSE · texte numérisé non relu

MÉLISSE

Herbci Melissæ officinalis ; angl., Common Balm ; allcm., Melissenkraut, Citronenkraut.

Origine botanique. — Melissa officinalis L.

^ Les Mélisses ( Melissa Tournefort, Instit., t. 91) sont des Labiées de la tribu des Saturéinées, à calice tubuleux, campanulé, bilabié ; à corolle bilabiée ; à quatre étamines plus ou moins conniventes sous la lèvre supérieure de la corolle, didynames, les deux inférieures plus grandes.

La Mélisse officinale ( Melissa officinalis L., Species , 827) est une plante à rameaux aériens buissonnants sur une souclie vivace, dressés, très-ramifiés, à branches étalées, hautes de 30 à 80 centimètres, plus ou moins velues, quadrangulaires. Les feuilles sont opposées, pétiolées, simples, colorées en vert gai, ovales, crénelées sur les bords, obtuses au sommet, arrondies et quelquefois même cordées à la base, très-velues, longues de 0 à 8 centimètres et larges de 3 à 5 centimètres. Le limbe forme, entre les nervures anastomosées en réseau, des saillies qui donnent à la feuille un aspect gaufré. Les fleurs sont disposées, au sommet des rameaux, en cyrnes axillaires de six à douze fleurs chacune, courtement pédonculées , toutes dirigées vers le même côté de l’axe, plus courtes que les feuilles axi liantes. Le calice est tubuleux, campanulé, aplati en dessus, parcouru par treize stries longitudinales, muni d’une touffe de poils en dedans, au niveau de la gorge, velu sur toute sa face externe, à limbe bilabié, la lèvre supérieure ascendante, large, plane, réticulée, veinée, découpée en trois dents très-courtes, mucronées ; la lèvre inférieure bifide, k dents lancéolées, aristées. La corolle est plus longue que le calice; son tube est un peu courbé, dépourvu d’anneau de poils ; son limbe est bilabié, à lèvre supérieure dressée, concave, émarginée, simplement échancrée au niveau de la ligne médiane, à lèvre inférieure divisée en trois lobes inégaux, le médian plus grand que les latéraux. Dans la préfloraison, la lèvre supérieure recouvre les deux lobes

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