SAUGE OFFICINALE
Origine botanique. — Salvia officinal is L. „ de i„ tribu des
Les Sauges [Salvia Tournent, InstiL, t. 83) sont des Lid ne , de
Monardées, à calice tubuleux, bùabié, nu au niveau a g g > , ;mdl.oc6e
biée, avec la lèvre supérieure concave et recourbée eu orm. p d.im’ £uet collrl, constitué seulement par deux étamines fertiles, formées « articulé avec un connectif très-allongé transversalcm.en en me chacune de ses extrémités une loge, la loge inférieure étant
Le Salvia officinalis L. (Spec. , 34) est une plante a tige suffrutescente a la base,
LABIÉES
*es l’ilmeaux supérieurs se desséchant chaque année après la maturation des fruits, tandis que les inférieurs persistent. Les rameaux sont buissonnants, dressés, très-ramifiés, hauts de 20 à 50 centimètres, quadrangulaircs, blanchâtres, pubescents. Les feuilles sont opposées, simples, d’un vert blanchâtre, plus ou moins pubescentcs, finement réticulées et rugueuses, épaisses, gauffrées, finement crénelées sur les bords. Les feuilles inférieures sont pétiolées, oblongues-lancéolées, quelquefois auriculées à la base, longues de 12 à 15 centimètres, larges de 2 à 3 centimètres avec un
pétiole long de 4 à 5 centimètres. Les supérieures sont plus petites, sessiles, acuminées, aiguës. Les fleurs sont courtemcnt pédicellées, et disposées en cymes axillaires de trois a quatre fleurs dans l’aisselle de bractées opposées, larges, ovales, acuminées, mucronées, caduques. Le calice estpubescent, campanulé ; sou tube est nu au niveau de la gorge ; son limbe est bilabié, la lèvre supérieure tridentée, et l’inférieure bifide, avec toutes les divisions lancéolées, mucronées, carénées. La corolle est violette, à tube court, muni d’un anneau transversal de poils; à limbe divisé en deux lèvres très-distinctes. La lèvre supérieure est à peu près droite, émarginée, comprimée, creusée en forme de capuchon ; la lèvre inférieure est trilobée. L’androcée est formé de deux staminodes répondant aux deux étamines supérieures de la Mélisse (voy. page 188), et réduitsàdes fdets très-courts, et de deux étamines fertilesalternesavecle lobe médian delà lèvre inférieure de la corolle. Leurs filets sont connés avec le Fig. 183. Salvia o/pcinalis, tube de la corolle, très-courts dans leur partie libre. Chaque infioiesccncc. filet s’articule avec un long connectif cylindrique, courbé
en arc, formé de deux branches inégales: la supérieure, logée dans le capuchon que forme la lèvre supérieure de la corolle, porte une loge anthérique fertile, oblongue,
déhiscente par une fente longitudinale; l’inférieure, pluscourte,estterminée par une loge souvent avortée, arrondie, insérée presque latéralement. Le gynécée est comme celui de toutes les Labiées. Le style, logé dans la lèvre supérieure de la corolle, se termine par deux branches stigmatiques inégales. Le fruit est semblable à celui des Labiées dont nous avons déjà parlé. Toutes les parties de la Sauge olficinale exhalent une odeur forte, aromatique, spéciale, qui persiste après la dessiccation, et une saveur chaude, piquante, agréable, accompagnée d’un peu d’amertume.
1 ropmétés chimiques. La Sauge doit ses propriétés à uue essence verte dont la dentite est 0,89(5, a 12° G. Son pouvoir rotatoire est de 8,93 et son indice de réfraction 1,475. D’après Rochleder (1), elle est formée parle mélange d’un hydrocar-
(1) Annal, der Chem, und Pharm., LXIV, 4.
luire et d’an corps oxygéné identique au camphre des Laurinées. La Sauge contient un peu d’acide gallique.
Culture et Récolte. - La Sauge officinale est cultivée pour 1 usage pharmaceutique dans les parties méridionales de l’Europe, et particulièrement en France dans le Languedoc et la Provence, où elle croît d’ailleurs à l’état sauvage. Elle préfère les terrains légers et un peu chauds. La plus active est celle qui croit dans les terrains secs et élevés, à l’état sauvage. On la multiplie à l’aule d’eclats de pied qu on fait au printemps, et qu’on replante de suite dans un terrain bien préparé en les disposant à 4b centimètres les uns des autres. Il faut renouveler la plante tous les tiois ou
quatre ans. , .
On emploie les feuilles et les fleurs. On récolte les fleurs en plein épanouissement. Les feuilles peuvent être cueillies en toute saison, mais on les recolle de préférence au printemps, avant la floraison, ou en automne. On les fait sécher au so ci ,
ce qui ne leur enlève aucune de leurs propriétés.
Usages. — La Sauge est aujourd’hui peu employée par les médecins, mais e e Test beaucoup dans les campagnes, où on la considère comme douée de qualités febiifuges. Les Chinois la recherchaient autrefois beaucoup et la préféraient au the. D’après Valmont de Bomare, ils donnaient, à la fin du siècle dernier, deux caisses de thé pour une caisse de Sauge apportée par les Hollandais. Dans les parties méiidionales de l’Europe, on en fait des infusions destinées à remplacer le thé ; on en parfume les sauces, les jambons, etc. [Trad.]