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de comte de Chartres (i), ou de Troyes(2). Un d'eux, en souvenir du vieux système géographique qui mettait Troyes en Bourgogne, le fait prince des Bourguignons (3). Aucun ne lui confère ce surnom de grand, dont les modernes ont imaginé de l'affubler (4).
Son nom s'écrivait ordinairement sans Ji, Tbobaudus, Tbbaudus, Tbdbaldus, Tbtbaldcs, c'est l'orthographe ancienne comparativement à Thbobaudus
84 A; Anonymi chron., ibid., 121 A; Chron. Richardi Pictav.. ibid., 416 D ; Chron. Gaufridi Vosiensis, ibid, 437 D ; Willelmus Malmesburiensis, ap. D. Bouquet, XUI , 14 C; Radulfus de Dreeio, ibid., 184 A ; Robertus de Monte, ibid., 292 C, 293 C; Auclarium Gemblaceme, ibid., 272 D; Andréas Marcianensis, ibid., 420 E; Vita B. Bernardi Tironensis, auct. Gaufrido Grosso, ap. D. Bouquet, XIV, 173C; Celestini papœ II epist., ap. D. Bouquet, XV, 409C; Comes Blesensium, Vita Sugeri, ap. D. Bouquet, XII, 105 D; Auclarium Gemblaceme, ap. D. Bouquet, XUI, 273 A; Andréas Marcianensis, ap. D. Bouquet, XUI, 421 A. Consul Blesensis, Henricus Huntindoniensis, ap. D. Bouquet. XIII, 36A, 34D; Robertus de Monte, ibid., 284 A. Comes de Blais, Chron. Anglo-Saxonicum. ap. D. Bouquet, XIII, 61 A. PniNCEPS Blesensis. Epist. Stéphanie Paris, episc, ap. D. Bouquet, XV, 358 B.
(1) Comes carnotensis, Yves de Chartres, ap. D. Bouquet, XV, 152 C, 174 A. Comes Blesensis sive Carnotensis, Anseltnus Gemblacensis , ap. D. Bouquet, XUI. 270C.
(2) Trecasslnorum comes gloriosus, Brevis appendix ad Stgebertum, ap. D. Bouquet, XIII, 344C.
(3) Burgundionum principem, Herimannus Tornacensis, ap. D. Bouquet, XUI, 408 B. (Voir notre tome l", p. 15-20.)
(4) Son article dans le nécrologe d'Epernay (D. Bouquet, XUI, 738 A), commence : Obitus Theobaldi Magni. Mais nous ignorons à quelle date remonte ce nécrologe, qui n'est évidemment pas contemporain de notre comte.
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ou Tbbobaldcs. On peut supposer qu'en français on prononçait déjà Thibaut ou Thibbaut, car deux chroniqueurs l'appellent Thietbaldcs (I).
Les sceaux de Thibaut II sont d'une cire brune, qui ne parait pas avoir été colorée artificiellement, diamètre, 0*065; légende, Sigillum Tbobaudi palatini comitis; cavalier armé d'un écu et d'une lance, au bout de laquelle voltige une flamme, le cheval galope de droite à gauche; point de contre-sceau. Tous les exemplaires que nous connaissons pendent par double queue. Cependant une charte datée de 1123, qui n'existe plus, paraît avoir été scellée en placard (2).
Thibaut n'avait pas l'usage de donner dans ses diplômes, à l'exemple des rois, et comme le firent ses premiers successeurs, la liste de ses grands officiers. Aussi, ne pourrons-nous pas la dresser complète.
Nous avons déjà parlé d'André de Baudement, son sénéchal (3). Thibaut avait aussi un chambrier (6) et des chapelains, dont un lui servait de chancelier. Cette dernière fonction eut deux titulaires. Le pre-
(1) Auetarium Gemblacense, ap. D. BouquetXlI, 272 D, 273A. Lambert de Waterlo, ibid., 506D.
(2) Varin, Archive* administratives de la ville de Reims, I, 273. note 4.
(3) Voir plus haut, p. 196, 201, 315, 378.
(4) Nevolo, cambrarius meus. 1138, Cart. de Notre-Dame de Paris, I, 293; Hagano, camerarius meus, 1151, Cart. de Saint'Médard de Soissons, Biblioth. imp., cartulaires, o° 106. La comtesse Mathilde avait aussi son chambrier nommé Isambard : charte originale de l'année 1141, à la bibliothèque de Provins.
mier, nommé Létard, 1125-4127, semble avoir pris quelquefois la peine d'écrire de sa main les chartes émanées de notre comte. Nous le voyons apparaître une fois revêtu du titre de chapelain, deux fois avec le titre de chancelier (1).
Le second, nommé Raoul, 1132-1151, était archidiacre de Meaux, il ne prit jamais que le titre de chapelain, il paraît avoir eu sous sa garde le sceau du comte, il l'apposait au bas des chartes (2). Au-
(1) 1125. Letardus, capkllanus Theobaldi comitis, qui
hanc cartam scRiPSiT. Car/, de Toussaints-enl'Isle. p. 4647.
1126. Letardus, cancellarius, scripsit, & Cart. de
Saini-Iiemy de Reims, {• 65 v°.
1127. S Letardi, cancellarii nostri. Cart. de Mon-
ftéfremier, M18i*-li9 r».
(2) Il était déjà chapelain de Thibaut en 1123, mais sans remplir les fonctions de chancelier, Gall. Christ.» X, Instr., 110 E. Sa qualité d'archidiacre de Mcaux est prouvée par une charte sans date, 1154-1147, Radulfo, Meldensi archidiacono, comitisque Theobaloi capellano. Duchesne, Hist. de la maison deChâiillon, pr. , p. 24. Il figure aussi dans les chartes suivantes :
1132. Radulfus, capellanus, sigillavit. Champollion- Figeac, Doc. inéd., extr., II, 2* part.. 17.
1 134. Radulfus, capellanus comitis Teobaudi, qui hanc
cartam sigillavit. Valle» de Viriville, Arch. hist. de l'Aube, p. 396.
1135. Radulphus, capellanus meus. £' Cart. de Molesme,
f* 102 v° ; Hist. de l'égl. de Meaux, II, 31.
1137. Radulfus, capellanus meus, qui banc cartam sigillavit. Bourquelot, Hist. de Provins, II, 579-
Cette dernière formule se trouve reproduite littérale-