‹ Histoire des ducs et des comtes de ChampagneChapitre 4 sur 95 · Ce strwT li fié de la chastellebie de Paibrz · texte numérisé non relu

Ce strwT li fié de la chastellebie de Paibrz

Ce précieux manuscrit, rédigé comme on le voit en français, est intitulé : Inventaire et registre des noms des vassaux du comté de Champagne de Van mil deux cens dix. Mais ce titre a été écrit au xvin* siècle. La date précise qu'il nous donne est contredite par le texte même qui semble prouver que la rédaction a eu lieu dans les dernières années de la régence de Blanche, et dans tous les cas après 1214. En effet ce manuscrit parait, sauf quelques retouches peu importantes, avoir été tout entier écrit d'un seul jet, et on y trouve la traduction de Fart. 360, p. xxvm de notre édition du Feoda, lequel article concerne la bataille de Bouvines U). On ne peut donc rien conclure des pas-

H) « Manesiers de Cosances, escuier mi sires li rois, hom » liges à Madame la contesse de sa méson fort o tôt le por- • pris et de l arpanz de terre que Madame la contesse li

sages où il est question de faits antérieurs (*l A la suite des extraits du Feoda Campaniœ et du Registre des hommages de Thibaut Vt nous avons placé trois annexes. Ces pièces sont aussi tirées des manuscrits de Lévesque de La Rayailière.

Ce sont : 4° une enquête sur les limites du domaine royal et du comté de Champagne dans le département actuel de Seine-et-Marno. Cette enquête est de Tannée \ 254 au plus tôt, de Tannée 1274 au plus tard (2). Elle avait été communiquée à Lévesque de La Ravallière par Lancelot.

2° Un état des localités où le comte de Champagne avait le droit de gîte. Cet état indique le nombre des gîtes dus annuellement, et les sommes

» donna à essarter, quant il aporta les lettres de la victoire

• mi sires li rois, que les contes de Flandres, de Boul oigne ■ et de Salebéré estoient pris (f°32 r°). • — On remarquera la manière rigoureusement étymologique dont la règle de l'S est appliquée dans ce texte qui remonte au plus tard, je pense, à l'année 4222.

(4) Voir f<> 444 roja traduction de nôtre art. 238 (p. xvm) et les deux passages suivants : « L'an de grâce h et oc et x,

• Henri de Avilli dona à Madame la contesse flez que Miles

• de Tornans, Miles de la Parai et Oudins de Chasuelle tien-

• nent de celui (f° 446 ro). » — c Henri de Baazo flst homage » à Madame la contesse Blanche et dona piège dou rachat » Ansiau de Triangnel ; mès il ne set nomer le fié ne ne sa-

• voit qu'il fût lige ou non. Mès dedanzla feste de touz sainz » d'icel an, c'est à savoir m<> cc<> et x, dut le fié nomer et mons- » trer où il doit estre lige (f° 497 v<>).

(2) Annexe A, p. lvi-lix.

d'argent moyennant lesquelles les vassaux pouvaient se dispenser de cette charge On peut comparer ce document avec les articles 429-441 du Feoda Campaniœ, p. xxxvi-xxxvni. Lévesque de La Ravallière l'avait copié sur un des mémoriaux de la chambre des Comptes.

Ces deux premières annexes, comme le Feoda Campaniœ et le registre des hommages de Thibaut V, nous font connaître une partie importante des vassaux du comté de Champagne, mais ne nous donnent que des indications fort incomplètes sur le domaine de ces comtes. Elles nous apprennent seulement, en fait de domaines, les noms des chefslieux de prévôté.

Le document le plus étendu que nous connaissions sur le domaine des comtes de Champagne, est le registre des Archives de l'Empire , coté K 1154, et intitulé Extenta comitatus Campanie et Brie. Malheureusement, quoiqu'il contienne un grand nombre de pièces antérieures à l'année 1285, où l'avènement de Philippe-le-Bel au trône de France réunit la Champagne à la couronne, il est évidemment postérieur à cette date. D'une part, en effet, son écriture est du xive siècle ; de l'autre, la suppression du bailliage de Sézannc atteste une date plus récente que le décès de Blanche d'Artois dont ce bailliage formait le

(J) Annexe B, p. lx-lxii.

douaire (*). Ce registre, d'ailleurs, était trop volumineux pour entrer dans le cadre du présent ouvrage. Nous nous bornerons à donner ici la table que nous en avons dressée ; souhaitant qu'un jour, comme le registre P 1114, il puisse trouver un éditeur.

BALLIVIA TRECENSIS.

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