‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 1 sur 252 · ERNEST LEROUX, ÉDITEUR · texte numérisé non relu

ERNEST LEROUX, ÉDITEUR

LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ ASIATIQUE DE L'ÉCOLE DES LANGUES ORIENTALES VIVANTES, ETC. 28, RUE BONAPARTE, 28

Le Yamafo-lnnni «JVihledu Japoip>‘, commimèmait clè.signé SOHH le titre chinois de Si-hon Syo-ki ou simplement de Ni-hon gi, dont fai entrepris de publier ici une édition complète, accompagnée d'une traduction française et dé un double commentaire, est le seco)id des trois livres C(nioniques de l'antiquité japonaise $ ^). Cette publication m’a paru opportune au moment ok les études relatives à T ancienne civilisation du Yamato, études qui ont reçu le

‘ Yamato-bumi signifie littéralement *Le Livre du Japons, c’est-à-dire «Le Livre par excellence, la Bible». Ce titre est relativement moderne et on doit le considérer plutôt comme une restitution du titre original que comme le titre original lui-même. Il a été adopté p>ar l’école exégétique du sintauYsme qui ne pouvait accepter sans regret une désignation chinoise imposée avec le temqjs à une œuvre essentiellement qiropre au génie national des insulaires du Nippon. Je ne vois qias qu’il y ait d’inconvénient à suivre cette école dans sa tendance à rejeter du domaine des études yamatologiques, les formes chinoises qui doivent lui rester étrangères.

YAMATO BÜMI.

nom de Yamatologie, mennent de prendre leur premier essor.

T espère que les orientalistes me tiendront compte des difficultés en présence desquelles je me suis trouvé seid, loin des ressources que né aurait sans doute procuré la fréquentation des grandes bibliothèques du Japon. En effet, j’ai dû rédiger tout d’ abord ma tradiiction et mes commentaires avec des instruments aussi défectueux qu’insuffisants à tous égards, et ce n’est que depuis l’impression des premières feuilles de mon livre qui il m’est arrivé un j)etit nombre des grands travaux d’exégèse publiés par les savants japonais sur un écrit qui compte certainement parmi les monuments les plus beaux et les plus grandioses de leurs origin es nationales.

Aidant que cela m’a, été possible, je me suis efforcé de donner une récension correcte du texte original du Sgo-ki, en constatant à regret qu’il m’a manqué bien des docuâïients nécessaires pour obtenir des résultats tout à fait satisfaisants. Malgré mes recherches assidues dans la plupart des collections publiques ou particidières de l’Europe et celles de mes amis au Japon, je lé ai pu prendre connaissance de l’édition princeps, dont il n’existe, à To-kgau même, à ce qu’on m’assure, qu’une seule copie manuscrite entre les mains d’un des jirincipaux bibliophiles de cette capitale, ^if avais pos-

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