Ouvrage de Kita liata-ké, t. I, p
cHArrniK v.
milcoto lliu-fja-no 0-to-no kruca nite, mi-so[/i-si-taina isi tuki, hidari-no mi mewo arciite Ama-tcrasü, oho-kamiwo syau-zi; migi-no mi mewo ardite Tiiki-yomi-no mikotoico syau-zi; mi hanawo ardite Susa-no o-no mikotoico syau-zi-tamdu tomo i U. Jli Tuki-no kami-no mi na mo mitü ai'i ; ge-syau-no tokoro mo mitîi areba, oyoso omomüpakari gatasi. Mata owasimasn tokoro mo hitotil-ni va Takama-no hara to i i, futatn-ni va Hi-no Waka-miya to ta; mitïï-iii va wa-ga Yamato kuiii kore nari.
«Il existe trois traditions différentes au sujet de la naissance de cette divinité (la Grande Déesse Solaire) : suivant l'une, 011 dit que les dieux Iza-naj> i et Iza-nami s’entendirent ensemble à l’eff’et de donner naissance aux maîtres du monde et qu’ils créèrent tout d’abord la Déesse Solaire, puis la Divinité Lunaire; pufe Hiru-ko (la Sangsue); puis Susa-
«Suivant une autre tradition, on rapporte que le divin Iza-nagi prit de sa main gauche un miroir de métal pur* et
1. En japonais : ma-aùmi-no kagami. Ces mots répondent, dans le Kami- I/o- no maki, aux caractères ^ qui signifient littéralement «un
miroir de cuivre blanc». Je ne crois pas néanmoins qu’il faille ainsi traduire cette expression. DI- ma veut dire «vrai, tout-à-fait, parfait», et se rencontre, avec cette valeur, dans une foule de mots composés, comme mam-maru « tout-à-fait rond», ma-siro «blanc parfait». 8T DI sûmi, qui a
plusieurs sens en japonais, répond ici à l'idée de «pur» (cf. D’od
ma-sûmi-no kagami «un très pur miroir» (^igl Man-
yeô aiù, on écrit ce mot ma-aomi, et, dans le NoUo, il prend la forme maa&bi. On trouve également l’orthographe «miroir de cuivre
pur». (Voy. Taui-gawa, Wa-kun aivori, t. XXIX, p. 14; Maki-no sima Terutaké, Sÿo gen-zi kau, édit, lith., p. 120; Syau-tiu Ko-gon Lei, p. 138; et, pour la question du «métal blanc», ma traduction du Chan-hdi-king, dans la Revue orientale et américaine, 2® série, t. V, p. 12 n.) — Le Sei-tù voit, dans les mots «un très pur miroir», une appellation d’un cœur pur et éclairé (Ki-hon Syo-ki tù-ayau, t. III, p. 9).
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
donna naissance à Oho Hiru-me (la Grande Déesse Solaire); puis il le prit de sa main droite et donna naissance à Tükiyomi (la Divinité Lunaire) ; puis il le porta à sa tête et en la tournant, il donna naissance au divin Snsa-no-o.
«Enfin on rapporte que le divin Iza-nagi, se trouvant sur le bord de la rivière de Oto, dans le pays de Hiu-ga, pour y faire ses dévotions^ se lava l’œil gauche et donna le jour à la Grande-Déesse-qui-brille-au-Ciel ; puis il se lava l’œil droit et donna le jour à la Divinité Lunaire, puis il se lava le nez et donna le jour à Susa-no o. On dit aussi que les divinités du Soleil et de la Lune ont trois noms et trois lieux de naissance, savoir : le Takama-no Jiara, c’est-à-dire «la plaine du Ciel élevé», le IIi-7io waka-miya «le jeune palais du Soleil» et notre Empire du Japon
^ ^ «les six concordances», estime formule très usitée dans la littérature chinoise pour désigner «les quatre points cardinaux, le zénith et le nadir». Cette locution étrangère est rendue en japonais par kani «le pays», c’est-à-dire «le monde».
Ame-no mi haska « la colonne du Ciel » . Cette expression a déjà été rencontrée dans le Syo-ki (p. 77). On peut voir, comment, dans l’idée cosmogonique japonaise, cette colonne
1. Pour y accomplir l’actc religieux appelé 01 81 11 misogi. C’est une cérémonie qui consiste à aller au bord d’une rivière et à y foire des salutations aux dieux et des ablutions. Cette même expression se trouve, dans les livres chinois, sous la forme ^ mi-fusegi. On dit également ^ gyoshi «se garantir le corps». Cela veut dire «se laverie corps». (Voy. Tanigawa Si-sei, Wa-kun sivori, t. XXX, p. IC.)
2. Ce passage encore semble justifier la pensée que j’ai émise qu’il y avait eu, au Japon, plusieurs divinités solaires diflférentes. (Dans la Bevue de l'histoire des lîeligions, de M. Jean Kéville, loc. supr. cit.)