Ko zi ki, édit, de Moto-ori, t. VII, p
5. Notamment Wa-kun sivori, t. XXII, p. 7; Syakü Ni-hon gi, t. VI, p. 16; Ni-hon Sgo-ki tû-syau, t. III, p. 7; Ko si den, t. VII, p. 31.
6. Cette expression est empruntée à une charmante épisode de la vie de Tchouang-koung, prince de Tching, racontée par Tso Kicou-ming, dans son Tso-tchouen (sect. Yin-koung, i).
7. Ni-hon Syo-ki tû-syau, t. III, p. 7; Syo-ki siû-kai, t. I, p. 12.
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
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5, a. — Oü lit dans un livre :
Le divin Iza-nagi dit : «Je désire donner le jour à un enfant précieux [qui puisse] gouverner le monde». Il prit alors, de la main gauche, un miroir de métal pur, et il apparut une déesse qui s’appela Oho-hiruwe-no mikoio; il prit, de la main droite, un miroir de métal pur, et il apparut un dieu qui s’appela le divin Tuki-yumî. Puis, comme il tournait la tête pour regarder de côté, il aperçut aussitôt un dieu qui appa-
CIIAPITRE V, O.
rut et s’aj)pela le divin Susa-no-o. Or, la déesse Oliohiru-iné et le dieu Tüki-yuini avaient tous deux un naturel brillant et gracieux; aussi furent-ils chargés d’éclairer le Ciel et la Terre. Quant au divin Susa-no- 0, il avait un naturel enclin au mal : aussi reçut-il l’ordre de descendre gouverner les Régions inférieures.
Commentaire.
Ame-710 sita signifie «le dessous du Ciel», c’est- îi- dire «l’empire», ce qui semble eu contradiction avec la suite où il est dit que Oho hiru-me (le Soleil) et Tüki-yiimi (la Lune) furent envoyés au Ciel pour le gouverner, tandisque leur frère Sosa-no-o reçut l’ordre de descendre gouverner les Régions inférieures (voy. plus haut, p. 130). Les caractères ^ qui répondent à ame-no sita corrigent cette imperfection de style, car ils signifient communément «l’univers» b
Mini-masakari-ni. Ce mot manque dans les dictionnaires; il signifie «regarder de côté». yosi dit : «Le
Soleil naît à l’Orient, c’est pourquoi le Dieu Iza-nagi a pris sa main gauche; la Lune naît à l’occident, c’est pourquoi il a pris sa main droite». — Le vénérable 3Ê ^ Tama-ki dit: «Il plonge ses regards vers le Ciel, et ensuite il examine la condition de la Terre; c’est pourquoi l’on dit : il tourne la tête poiu-regavder de côté. fit) ^ ^ ;H|jo
1. «The universal fabric of nature» (Medhurst, CMn. Diction., 1. 1, p. 17G).
2. Ni-hon Sÿo-ki tù-syau, t. III, p. 9. — Je m’abstiens de reproduire les considératious de l’auteur de cet ouvrage tendaut à appliquer au récit qui nous occupe les idées de la philosophie chinoise; les rapprochements qu’il fait, à cet égard, n’ont le plus souvent point un caractère sérieux.
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