CHAPITRE V, e
* Yuhari-inaru, kitzo-maru. Tania-ki dit : «Le li([uide (jui sort du corps s’appclle?/«6r//7',- la (matière) terreuse ([ui sort du corj)S s’a})i)elle kuzo».
5, e. — Ou lit dans un livre :
Lorsque la divine Iza-nanii donna naissance au dieu du Feu, elle fut lirûlée et mourut. On l’inlmma, en conséquence, dans le village de Ari-ma, dans le pays de Kiwm-no, province de Ki-i. Ceux qui pratiquent le culte des mânes de cette déesse, à 1 epoque de la floraison, luioflrentdes fleurs en sacrifice. Ils fout également usage [en cette circonstance], de tambours, de
et se seraient livrés à des cérémonies religieuses en l’honneur des deux divinités qui président aux métaux. L’histoire de cette inscription, reproduite par M. Kira Yosi-kazé, n’est malheureusement pas exposée par ce savant dans des termes de nature à nous fixer sur son authenticité, ce qui est d’autant plus regrettable qu’il la cite comme servant à établir sa doctrine au sujet des anciennes lettres phonétiques des Japonais. (Voy., sous toutes réserves, VUye-lû fumi, t. I, p. 5.)
YAMATO BUMI. — GENÈSE.
flûtes et de drapeaux; la cérémonie est accompagnée de chants et de danse.
Kan-sari-masinu, que je traduis, d’après les commentateurs, par «elle mourut», signifie littéralement «partir d’esprit, se retirer à la manière des etres divins»
Il me paraît inutile de m’appesantir sur cette expression, puisque nous verrons plus loin quel fut, par la suite, l’état de la déesse Iza-nami.
Les traditions sintauïstes relatives à la mort de la déesse Iza-nami ne sont pas d’accord sur le lieu de son inhumation. Suivant le Ko zi ki^ elle aurait été enterrée sur le mont i^\l ^ à la frontière des pays de Idümo et de Ha-
Jiaki^’ cette meme donnée a été recueillie par le rédacteur du Ku zi ki; au contraire, le Syo-ki indique le village de Kmna-no, dans la province de Ki-i. On ignore jusqu’à présent, dit Kané-yosi, de quel coté est la vérité^.
Moto-ori, qui su})pose que le mont Hi-ha pourrait bien être la montagne ^ pi Hi-hai, avoue qu’on ne sait pas trop à quoi s’en tenir à cet égard ; et il se tire d’embarras d’une façon singulière, en disant : «Il faut le demander aux habitants». (Kokû-zin nado-ni yokü tadünenu-hesi^.)
1. Dans plusieurs anciens textes (lu Ko zi ki, notamment dans la vieille édition de ce livre publiée eu 1687 par Nobu-yosi, la syllabe ba est écrite iÆ-
2. Ko zi ki, édition de Moto-ori, t. V, p. 63 et commentaire, p. 67.