Ko-zi- ki-den, t. VI
4. (’ite par M. 15. Hall (diainberlain, dans les 'l’ransacl. of the As. Society of Japon, t. X, snppl., 1>. 84 II.
niAlMTFJK VII.
(les vt^f’étaiix, et dans huiuelle les êtres vivants étaient appelés à se rendre ajirès la mort, et oii ils deinenraient lin temps indéterminé avee leur individualité. 11 ne semble pas (pie ce lien ait été, eomme dans beaiieoiip d’autres relijiions, lin lien desoiitîVaneeset d’expiation. (Tétait simplement l’endroit où avait lien la décomposition matérielle des eoi'iis.
En Cliine, l’idée de l’Enfer et de ses tourments n’apjiaraît «i'iière qu’avee le taosséïsme qu’on a regardé à tort eomme une doetrine dontLao-tsze aurait été le premier instituteur. Les tao-sse, (|ui ont jilaeé leurs jiratiques fétichistes sous le jiatrouage du nom de ec célèbre philosophe, ont peut-être inventé plus de formes d’idolâtrie qu’il ii’en existe dans aueuiie religion eoniiue.
Dans les anciens livres canoniques des Chinois, il n’existe lioint de mot pour exprimer l’idée de «Enfer», eu opposition avec celle de «Ciel» ( ^ ). Et encore aujourd’hui ou ne [)ossède, pour rendre ce mot, ipie des locutions composées: mm ti-yoh qui signifie «une prison (dans l’intérieur) de la terre»', ne se rencontre pas, que je sache, antérieurement à l’époque de Tsin-chi Hoang-ti (iii® siècle avant notre ère), et n’appartient pas, eu conséquence, au vocabulaire de la doctrine primitive des King, ni à celle de Confucius; — Hoang-tsiouen «la Source Jaune» est une
expression qui se trouve dans la légende de la princesse
1. Suivant le dictionnaire étymologique Choueh-wen, le caractère yoh, vulg. «prison», désigne «un sol pierreux»; ce caractère se compose de l’image de la «porte entre deux chiens qui la gardent». Souvent aussi yoh signifie simplement «une montagne», comme hoa-yoh «la Montagne fleurie», etc. (Voy. ireJi-«jotteji louh-tchin-weï-lclwu-sou-kiat, t. II, p. 42.)
YAMATO BUMI. — LE REGNE DU SOLEIL
Wou-ldanc)'^ ] rétymolog-ie que (loimeiit les exégètes chinois (le cette expression, est peu satisfaisante. Le commentateur (lu Tso-tchouen dit (|u’elle signifie «une source au milieu (le la terre». D’autres prétendent qu’elle a été choisie, parce (pie le jaune, la plus parfaite des couleurs, est l’image de la «puissance (créatrice) primordiale» H me
paraît plus probable que hoang -tsiouen signifie «la vaste source», la source immense d’où sortent les êtres et dans laquelle ils sont appelés à rentrer^, la source parfaite, éclatante'. LesTartares-Mandchoux ne paraissent pas avoir non plus de mot spécial pour désigner l’enfer. En tout cas, ils se bornent à rendre hoang -tsiouen par suicayan seri (pii signifie mot-à-mot «jaune-source »“.
Bien ipi’il soit fait mention de «diablesses» dans les livres sacrés du sintauïsme, à propos de la visite du dieu Iza-nagi aux régions infernales®, il semble y avoir une lacune, dans le Panthéon japonais, au sujet des divinités de l’Enfer; et ce n’est guère qu’avec l’invasion des croyances bouddhiipies que le di-gokü devient un véritable lieu de supplice pour les méchants et pour ceux qui n’ont pas scrupuleusement accompli leurs devoirs religieux’.