Gen-bitn Syo-ki, MSG., t. I, loc. cit
5. U'a-iîoi sivori, t. XXII, p. 7. — Ne-no knni désigne «le lieu de la déportation» {Gen-hun Syo-ki, MSG., t. I, p. 57); c’est un endroit situé au nord, et qui était le lieu d’exil à cette époque (Ihid., p. 58). L’opinion suivant laquelle le Ne-no knni serait un pa}'s réel qui aurait existé, durant les époques héroïques de Phistoire du Japon, repose surtout sur un passage du Yamato-humi qu’on trouvera plus loin (cliap. vin); mais ce même passage semble démontrer qu’on a donné deux valeurs différentes au mot Ne-no kuni, car à la fin du chapitre où sont racontées les aventures de
224 YAMATO BUMI. — LE RÈGNE DU SOLEIL
est remlii, dans le Ko-zi par mot double tont-à-fait cbinois Hoang-tsiouen «la Source jaune»; mais il
ne saurait avoir par lui -même cette signification. D’après le Kô-ketü, le Yomo-tü kuni serait «une terre où règne la nuit». On voit, en effet, dans un autre passage du Kamiyo-no onaki qu’il faut y allumer une torche, sans le secours de laquelle on ne pourrait rien apercevoir. Yomo, qui prend parfois la forme de yo-mP, figure aussi dans le nom de la divinité lunaire (astre des nuits) Tüki-yo-mi-no mikofo; il signifie alors «vu de nuit» ou «qui se voit, qui existe au milieu de la nuit»^ Un philologue japonais^ émet enfin la conjecture que yomo pourrait bien être une orthographe défectueuse du nom indien de^^r yama, le dieu des Morts dans la mythologie brahmanique.
L’examen des documents indigènes que j’ai à ma disposition, m’a conduit à penser que les Japonais entendaient par «enfer», tantôt une région terrestre située au-delà du domaine habitnel de leur évolution politique et sociale et par conséquent plus ou moins imaginaire, et enfin une région absolument fictive, supposée sons terre, sous la racine
Sosa-no n dans ce Ne-no knni, on dit que ce dieu partit ensuite définitivement ])onr la Région infernale (jni était donc un Ne-no kimi différent de celui on il avait passé la fin de son existence.
L Édition de Moto-ori, t. VI, p. 1.
2. Par exeni))le dans les mots yo-mi-no knni on yomi-tti kuni. Cette forme paraît également dans le NnrHo .nki et dans le Man-yô-.nii (84, 80). Dans le livre intitulé Gm-si yn-yiri «les brouillards nocturnes de Gen-zi», on emi)loie les mots Y l ^ ^ ^ è" yomi di-no inoyi, où yomi-di signifie
«le cliemin de la source» (Mi SS 4