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CHAPITRE VIII

de In-he l’auguste Futo-fama\ personnages qui ont figuré parmi les acdeurs de la présente scène.

Nava «une corde, un câble» . Comme les dieux craignaient que la grande déesse Ama-terasû olio-kami voulut se caclier de nouveau dans la grotte rocheuse, ils tendirent un câble pour lui en obstruer l’entrée*.

Ohosüru-ni. On prononça le jugement de Sosa-no-o en l’entourant de mille tables, destinées à recevoir les pièces à l’appui de sa condamnation, etc.*

Agandu, c’est-à-dire «cxjiier son crime».

Kan- (filp) yardi-ni yardiki. ün veut dire jiar là que Sosa-no-o fut chassé du monde (^^j; devenu veuf fu), il s’égara dans les pays de Siraki et de Kiidara*.

1. Tû-sÿau, t. IV, p. 40. — C’est-à-dire l’ancêtre de Naka-Umi et l’ancêtre de In-be, mentionnés plus haut {Gen-bun St/o-ki, t. I, p. 99).

2. Tû-syau, t. IV, p. 41. — «On désigne sous le nom de sime-nava des cordes que l’on tend devant les temples et sur les portes. Pour éviter les impuretés, on les fabriquait avec de la paille de riz. Elles avaient d’ordinaire une longueur de huit pouces et on en conservait les deux extrémités (telles qu’elles sortent de la main du cordier). On partageait la longueur par des pendants de 3, 5 et 7 pièces, et on nattait dans le sens de la gauche. Ces cordes sont appelées tglil ha-de-nava «cordes qui ont leurs bouts». L’emploi de la paille de riz vient de ce que cette céréale conserve la vie et, par conséquent, est la plus précieuse de toutes les plantes. Les dieux estiment le riz lavé, le riz trillé, les nattes neuves et les sime- ■tiava (voy. Wa-Kan San-sai dü-ye, t. XVIII, p. 4).

3. Voy. sur les mots li-kura-no oki-do, plus loin, ch. ix, d.

4. C’est-à-dire dans le royaume de Sin-ra et dans celui de Pâik-tse, en Corée {Gen-bun Ni-hon Syo-ki, MSC., t. I, p. 100). — J’ignore sur quelle autorité se fonde l’auteur du commentaire manuscrit que je viens de citer pour indiquer la Corée comme lieu d’exil de Sosa-no-o. Un savant japonais soutint, en 1873, au Congrès international des Orientalistes (Session de Paris), l’opinion que Sosa-no-o s’était rendu dans les pays du Nord occupés par les Aino ou peuples velus (Mao-min).

282 YAMATO BUMI. — LE RÉGNE Dü SOLEIL.

CIIAriTRE VIII, a.

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8, a. — On lit dans iin livre :

Plus tard, languste Walm-hiru-me, se trouvant dans la salle oîi l’on confectionne les vêtements des Dieux en train de tisser les robes impériales, l’auguste Sosa-no-o l’aperçut. 11 dépouilla alors un cheval multicolore et le jeta dans l’intérieur de la salle. L’auguste Waka-liiru-mé fut effrayée et en tombant de son métier, elle se blessa avec la navette qu’elle tenait entre les mains et mourut.

En conséquence, la grande déesse Ama-ferasü oho-kami s’adressant à l’auguste Sosa-no-o, lui dit: «Tu as le cœur noir; je ne veux pas avoir d’entrevue avec toi.»

Elle entra alors dans la grotte rocheuse du Ciel et en boucha l’entrée au moyen d’une porte de rocher. Aussitôt le monde fut plongé dans l’obscurité, et il n’exista plus de différence entre le jour et la nuit.

C’est pourquoi il y eut une assemblée des quatrevingts myriades de dieux sur la haute place publique du Ciel. Ils s’adressèrent alors au dieu Omdi-kane, '

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descendant du dieu Takan-mi Musübi, lequel possédait une grande profondeur de pensée.

Ce dieu, après avoir réfléchi, exposa ce qui suit : «Il faut faire une statue de cette déesse, et lui offrir un sacrifice.»

On choisit alors pour sculpteur Isi-kori-dome qui prit de l’or de la montagne parfumée du Ciel et fit la lance du soleil. Puis on dépouilla un cerf et on fit [de sa peau] un soufflet [pour attiser le feu].

Il arriva de la sorte à faire la statue de la déesse. C’est cette statue, dite Hi-no maye-no kami «la divinité devant le Soleil», qui se trouve dans la province de Ki-i.

Commentaire.

8, a. — Waka-hiru-me^ litt. «la fille (lu Soleil

jeune». Suivant \tKu-zi ki, cette déesse tisseuse était sœur cadette (^) de la grande déesse Ama-terasû olio-kami.

^ saka-vaki-ni kaki. Ces deux signes veulent dire «tuer un animal et ensuite lui enlever la peau»\

% Tjj Ama-no taketi, pour Ama-no taka-iti, litt. «la place publique, le forum du Ciel » . Le Syo-ki siû-kai cherche à expliquer ce mot «marché» en disant que le marché est l’endroit où se réunit le peuple pour trafiquer sur terre, lorsque le soleil est au milieu de sa course; (^u’en conséquence il est tout naturel qu’on ait employé cette meme

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