‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 217 sur 252 · Ni-ho)i Sÿo-ki tn-sÿau, t. V, p · texte numérisé non relu

Ni-ho)i Sÿo-ki tn-sÿau, t. V, p

•2. .AI. Ilall-Chainlu'ilain dit à j)ropos du niênic récit rcMifcMnic dans le Ko-zi ki : «Tlie tc.\t is not ipiite clear .... Alotowori, iiifiiicnci’d by tlie parallol passage iii tlie «Clironicles» (c’est-à-dire iiar le texte du Si/o-ki, publié dans le jirésent volume), wliicli says cxplieitely that the sword itself was sent up tü tlie Sun-Goddess, rends the jiassage thus ; «Thinking it a strange tliing, ho sent it up with a message to the lleaven-Shining-Great-August- Deity. » Dans toutes les éditions du Si/o-ki que j’ai à ma disposition, il est dit tout au contraire ipie le fameux sabre fut envoyé à VAine-no kami, c’està-dire au Dieu suprême et primordial du panthéon Japonais et nullement à la Déesse Solaire, fille du divin Iza-nagi. Aloto-ori ne dit pas non plus sans hésitation que, d’après le Sj/o-k-i, le sabre fut envoyé à la Grande Déesse qu’on a identifiée au Dieu du Ciel . Cette rectification n’est

peut-être pas sans importance, car elle fait reparaître encore une fois, en une occasion solennelle, une divinité qui, dans le siutauïsme primitif, est placée fort au-dessus de tous les antres dieux, au point qu’on a vu en elle la représentation d’une sorte de monothéisme chez les anciens insulaires du Nippon. (Cf. Hall-Chamberlain, dans les Transactions of the Asiatic Society of Japan, t. X, Suppl., p. 63 n., et Aloto-ori Nori-naga, dans son Ko-ziki den, t. IX, p. 36 \°.) — Je me propose de discuter ailleurs l’identification qu’on a voulu faire des mots Ama-lü kami avec la grande Déesse Solaire, et de démontrer combien sont fragiles les arguments dont ou a essayé de tirer parti en cette circonstance.

3. AI. Satow traduit ce passage du Ko-zi-ki par «sent-it up icith a message)!) (dans les Trans. of the ils. Soc., t. IX, p. 199), sans doute à cause de la lecture de Aloto-ori (maosi- âge- lama’ iki); mais cette lecture ne se trouve pas dans la précieuse édition princeps du Ko-zi ki dont Je dois un exemplaire à la bienveillance de mon savant ami et collègue, AI. Hall-Chamber-

département, un temple appelé yasiro^. Quelques

auteurs supposent que ce nom vient de ce que le divin Sosa-no-o a dit à ce moment : «Mon cœur est pur» (A-ya kukoro süga-süga-si). C’est d’ailleurs la donnée du Syo-ki.

Poésie de Sosa-no-o. — Cette petite pièce que l’on considère comme la plus ancienne poésie japonaise du genre dit uta, est placée dans la plupart des éditions du Syo-ki en dehors du texte principaP, c’est-à-dire dans les appendices précédés de la mention aru fumi-ni ivaku «on lit dans un livre». Je l’ai insérée dans le texte principal, comme on l’a fait dans l’édition dite Bi-kau, afin de ne pas trop morceler ce chapitre®.

Plusieurs traductions de cette poésie ont été déjà publiées. Je crois avoir faire paraître la première dans mon anthologie japonaise^.

En voici la lecture :

Ya-kmno tatü Idümo ya-ye-gaki;

Tüma go-me-ni Ya-ye gaki thkum.,

Sono ya-ye gaklwo.

lain. Dans cette édition, les mots sont considérés comme tonnant

un mot double lu t v ■>' ') £ y lalematüri-tama u, c’est-à-dire simplement «il offrit» (voy. 'IKo-zi ki, édition de 1644, t. I, p. ‘.15 r“).

Page 1