CoMMENTAlKK
ITLI Li Q1i [hCILl IhDI Kunl-nn toh>-tati-no kami. — Dans la tradition vul*^aire du sintauïsme, fondée sur le texte du Ni-hon Syo-ki, ee «-énie est le dieu primordial du panthéon japonais, et eelui (pii a})paraît tout d’abord au moment où les éléments du chaos commencent à se séparer. Son nom signifie littéralement «le Dieu éternellement debout dans le pays». Cette interprétation a cependant besoin d’être discutée, d’autant plus (pie nous retrouvons à peu près les mêmes mots dans le nom d’un dieu cité plus haut dans le /vo 2/ A:/. Cet autre dieu est appelé ü|- |]-j |X [111 [hU LiDHiCi lime-no toko tatl-no im'koto, et ailleur.s Ame-no soko tati-no mikoto. 11 n’y a pas lieu de s’arrêter à la variante toko ou soko, (pie j’ai déjà explicpiée, et (pii, sui-
vant Moto-ori ne fournit qu’un seul et même sens (fjîp ^ â ^ ilF M (" 111,29).
La ditférence sur laquelle doit se porter l’attention, est l’emploi, dans le premier, du mot ^ ame «ciel», et, dans le second, du mot ^ kuni «pays». 11 me semble évident que le premier est un dieu suprême de FUnivers, résident audelà du séjour des humains, tandis que le second, au contraire, est un dieu purement terrestre, un dieu local des îles du Japon. Cette explication serait, au besoin, justifiée par une phrase que j’ai déjà signalée et qui nous montre (pie dans la pensée du rédacteur du Ko zi ki, les sept premiers dieux sont des dieux supérieurs essentiellement distincts des dieux purement japonais qui seront mentionnés après eux. De la sorte aussi s’expli(pie la suppression de ces sept
YAMATO BUMI. — GENESE.
premiers dieux (au moins en tant (pie formant une série spéciale), dans le Ni-lwn Syo-ld et dans les traditions populaires communément répandues chez les Japonais : dans ce dernier livre et dans ces traditions populaires, on ne s’est préoccupé que des dieux absolument nationaux et on a renoncé à parler d’une série qui répond probablement à la plus ancienne expression de l’idée religieuse dans les îles de l’Extréme- Orient, mais qui n’est pas étroitement liée au sentiment national des indigènes et aux intérêts dynastiques des Mikado, considérés comme descendants directs, successeurs et héritiers des Immi du sintauïsme. Quelques savants ont supposé que Ame-no toko tati-no mikoto était le même dieu que Kuni-no toko tati-no mikoto; d’autres ont été jusqu’à vouloir identifier Ame-no mi Naka-nusi-no kami, premier dieu du Ko zi ki avec Kuni-no toko tati-no mikoto, premier dieu ([wNi-hongA. Moto-ori n’hésitc pas adiré que c’est là une grande erreur, et la plus grave de toutes les erreurs.
iifc.
cr>
ki
den, III
, Comm.) —
Tout
d’abord, dans
Syo-ki, on cite les dieux Kuni-no toko tati-no mikoto, puis Kuni-no sa-düti-no mikoto, i>uis Toyo-kamü nu-no mikoto.