‹ Histoire des dynasties divinesChapitre 65 sur 252 · Commentaire · texte numérisé non relu

Commentaire

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Lill-DI i^ïï- idi-in-vo hami. Les noms de ees deux dieux sont identiques à la seule dittéreiiee })i ès du premier mot ([ui entre dans leur composition; il est évident qu’il existe entre eux un parallélisme dont il faut tenir compte. Dans le Ko zi ki, on ne s’est servi, pour les noter, que de signes cliinoisplK>néti{|ues(^-î'

dans le Xi-Jio7i Syo-ki, au contraire, on semble avoir voulu faire comprendre leur signitication en cmjiloyant des caractères chinois idéographiques if'

^=). Or oT» signifie «houe» (ch. c’est le même mot qu’on rencontre dans les poésies des âges postérieurs sous la forme 7iJû; le composé u' i-di signifie, de la sorte, «terre limoneuse». ST SU, transcrit dans le Ni-hon gi par ïi (vulg. «sahle»), indique de la terre et de l’eau de mer ([ui, à la fin du chaos, commencent à se séparer, tüti-no midü to wakare-taru-wo i u, dit ^loto-ori [Ko zi ki den, livr. III, p. 38). Suivant ce dernier commentateur, [ | ni (^=) répondrait à ^ nu (vulg. «champ») du nom du dieu Toyoknino-nu-no kami [voy. plus haut, § 3), et aurait le sens de «un marais, un étang» Ce même mot se rencontre dans

plusieurs noms anciens; et, dans le Syo-ki, il est inditîéremment écrit ni ou ne. ]\Ioto-ori dit que, d’apres

son maître, ^ u viendrait de uki (vulg-. «flotter»), et ^7. su de sidü (viilg-. «plonger»), par contraction S’’’ à S 7^ ), et exprimerait l’état de

la terre qui, an commencement du monde, était d’abord mélée à l’élément liquide des mers et qui ensuite finit par se dessécher et durcir, de façon à former les continents. Dans ce cas, le mot ni, on nous voyions tout à l’heure, un équivalent du mot «marais», devrait être rendu par «terre». Cette étymologie, qui semble peu probable an premier abord, ])rend quelque vraisemblance par suite des rapprochements ])bilologiques qu’ont fait plusieurs auteurs japonais, et d’où il résulte que le mot ni est entré dans la composition de divers mots où il a évidemment la valeur de «terre». ( kani, dans le Gun-gen tei, p. 43; «terre ronge on jaune», Wa kun sivori, XXIV, p. 27; Hgu gen-zi kau, éd. litb., p. 14, 1. 10; «la terre à l’état de mortier» c’est-à-dire

l’argile, dans l’état où il sert pour la fabrication des poteries Wa-Kan San-sai dn-ye, livr. LV, }). G; dans le Wamyau-seC), la «bone» est a})])elée hidiriko; on dit également kd idi; en langue vulgaire j-î D dora.)

EilILI ü IDi tügi-ni imo. Suivant ]\Ioto-ori, l'antenr du Ko zi ki s’est exprimé ainsi parce que dans les cinq générations divines qui suivent, on voit les deux sexes rejirésentés; mais comme les dieux mâles vinrent les premiers, et les dieux femelles ensuite, on a employé le mot tvgi. Cette explication du savant exégète japonais est j)entêtre un ])eu forcée, et il suffirait i)robablenieiit de voir dans le mot tugi une conjonction indiciuant la succession des divinités énoncées au début du Ko zi ki, et rien de jdiis.

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