‹ Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementires de la révolution française et de la première républiqueChapitre 17 sur 59 · I. église de Sorbonne ,|"7a · texte numérisé non relu

I. église de Sorbonne ,|"7a

L'Oratoire 3.8S0

La bibliothèque de Saint-Cermain 3.3 â<>

La bibliothèque de la Sorbonne 3. 388

Le réfectoire de Saint-Cermain-des-Pré» 3.ûoo

Le» Théilins 3.3 10

Le salon des Tableaux 3.0oo

L'Assomption 3.780

Les Invalides 3.888

Les Augustins 3.930

La chapelle de l'Archevêché où nous sommes U.ohi,

Sans compter les tribunes, qui contiennent encore 180 places de députés et 300 places pour MM. les suppléants, lea représentants de la commune de Paris et le public.

D'après le compte que nous venons, Messieurs, d'avoir l'honneur de vous rendre, des dimensions exactes des s4 plus grands emplacements de Paris, nous avons pcu&d que vous approuveriez le parti que nous avons pris, de faire d'abord abattre la tribune qui bordait les fenêtres de cette salle et qui interceptait le jour et l'air. En même temps, pour rendre le local moins

•'• Noos aurons à revenir sur celte salir au tome U du présent ouvrage: le Conseil des ancien* y tint séance après le 1 8 fructidor.

mi

CHAPITKE H.

incommode, nous avons il col i m1 les deux tribunes latérale» à MM. 1 «r» député* exclusivement , et nous avons partagé la troisième tribune en deut parties, donl Tune ml réservée a MM. Iessu|>pléants, à MM. les représentais cl.' la commune de Paris, à MM. les députe* du Commercr et d'Agriculture, et l'autre partie au public

Signé : L'évéque de Rodei. Guillotin, le duc d'Aiguillon, La Poule, le président de Sainl- Fargeau, le marquis de Couy d'Arsy, cnmmittainê.

t'.c compte rendu ne fut rédigé qu'après coup, mais il en avait été fait une analyse sommaire dans la séance du ta octobre. On lit en effet, à cette date, au Moniteur :

M. le duc d'Aiguillon, M. Guillotin, M. l'évoque de Kodex et M. La Poule, qui étaient du nombre des commissaires envoyés à Paris pour y choisir le lieu où l'Assemblée nationale sera transférée, rendent compte de teins travaux à ce sujet; ils annoncent que l'Asfcmblée pourrait s'établir incessamment et provisoirement à l'Archevêché. M. l'archevêque de Taris offre tout ce qui, dans sou pubis, pourrait convenir à l'Assemblée.

L'Arcliexèrlié, qui devait être, au cours de la Révolution, le lieu de réunion d'importantes assemblées, de comités, etc., s'étendait entre l'église Notre-Dame et le petit bras de la Seine; il ne demeure rien de ces constructions. Le palai» èpiscopalivav on sait que c'est en t G *.t tt seulement que l'évêché de Paris'1'', autrefoi» siiffragantde Sens, fut élevé au rang d'arclievècbé) W avait été bâti à la fui du xur siècle par Maurice de Sully. Nous ne pouvons entreprendre de raconter ici, a propos du court séjour qu'y fit l'Assemblée constituante, comment s'était formée, du su" au xvm" siècle, celle masse irrégulière et confuse de bAtiments qui formaient alors le palais de l'archevêque de Paris; nous renvoyons particulièrement aux intéressants travaux sur cette matière de M. Victor Mortel W.

Jaillot nous donne dans ses Iietfterchet critiques (op. rit., p. 1 U i ) les détails suivants sur les origines de l'Archevêché :

Cette église [cathédrale] ayant été démolie sous le règne de Philippe Auguste, on éleva de nouveaux bâtiments, on bâtit les salles et les chapelles que nous y voyous; ces ouvrages faits par ordre de Maurice de Sully sont constat é psr le nvroloije de Paris ( Verra/. pari»., 3, p. G», sept. ) et par tous lei historiens contemporains. Les siieresse urs de Maurice fondèrent des chapelains pour faire le service divin nuit et jour dans U chapelle inférieure... Quant à celle

111 La rue qui permettait «I* communiquer du |>arvis \olre-D.nne à la rue de la |Bû>-lierie par le Pont-ax-lMible conservait encore en 1789 le nom de rte de rtiréque.

1,1 lits pièces le» phi* importante* sur cette affaire sont conservées au département dm Manuscrit* de la Bibliothèque Sainte-Ce neviève (cf. Otnlojve. t. I, p. «su) et aux Archives nationale», l'arton coté L. W>8.

"• Etude kùlerique et ai?htolo/>iyiic sur la r«thidrale et le palai» épitrapal de Pari*, Ah rf au ut' nkle. — l'aria, îBSS.in-S* (Bibl. nat., Lk'/3637»>). Cette étude avait d'abord été publiée dans les Mémoire» de la Soeiéjè Je ("Histoire île Pari», t. XVI, p. 61 et siiiv. Noter en particulier

CHthrMe et du palai» èp.teopal de Pari» au commencement du nf wcfc.

| U chapelle ] que l'abbé Lnbcuf dit avoir été fondée par Simon do Bucy, je n'ai (routa aucune preuve qu'elle ait cxi»lé; le nécrologe dit seulement qu'il fit bAtir I* grande sallp arec ses appartenance» jusqu'à la grande cour et plusieurs autres édifices. On toit par les lettres de Guillaume [d'Auvergne] que le» chapelains se rendaient à cette chapelle par une galerie qui communiquait à l'église, et qui rue parait être aujourd'hui remplacée par la sacristie et le trésor. Au vv* siècle et depuis, on a construit les bâtiment* qui sunt dans la seconde cour; il* ont élé augmentes par M. le cardinal de Noaitles.

À In place de la galerie dont je viens de parler était une sacristie qui menaçait ruine; elle fui démolie en 1706 et reconstruite de nouveau par la libéralité du roi . . .

Viollcl-l.ediic, qui, à propos de la restauration de Noire-Dante, cul à s'occuper de ses alentours et eu particulier de la demeure de l'archevêque, a consacre, dans son Dictionnaire raimnné (Tarchilerluir , quelques pages au sujel qui nous occupe, et comme elles forment, pour les temps anciens, un résumé l'ait par un homme d'une compétence toute spéciale, nous les reproduisons :

Il nous reste, écrit Viollet-Leduc, quelques plans d'évéchés du »n* et même du xi' siècle. Ces plans présentent une disposition à peu pris uniforme ; une grande Mille, uue chapelle, une tour nu donjon, des dépendances mixtes entre le palais et la cathédrale, et de* logis qui probablement n'avaient pas d'importance, puisqu'on n'en trouve pas du traces. Le signe représentatif de pouvoir épiscopal, à la fois religieux et civil dans le» premier» siècles du moyen âge, c'est la grande salle, curie canonique et civile, au besoin forteresse, qui devient plus tard l'offîrialilé et la salle synodale. L'évêehé de Paris, reconstruit par TéiAque Maurice de Sully ver* 1 1C0, conservait encore ce caractère; il ne faisait d'ailleurs que remplacer un palais plus ancien dont les fondations, découvertes par nous en i845 et 18A6, peuvent passer pour une structure gallo-romaine. C'était la résidence dont parle Grégoire de Tours et qui existait de sou temps.

Dans la chapelle palatine épiscopale. dont nous avons vu encore les restes en i83o. on lisait cette inscription rapportée, par le H. du Breuil : ffier bntHiea (la chapelle) eonnerrata ttl a Domino Mnuritio Paritienti rjntcopo, in honort 4cn'<e Maritr, keatarum «tartyinm Dyonitii. l'inrnihi, Htaurilii H omnium timrtorum. [En note : Le thritrr drt antiiftùttt de l'arit, if»iï, p. 43.]

Or, ce palais, reconstruit par Maurice de Sully, se composait d'une grande salle, avec bâtiments tenant au chu-ur de la cathédrale, qu'il réédifiait en même temps, et d'une chapelle. Des logements privés du prélat, nulle trace. Voici (fig. 7)<" le plan du ret-de-r haussée de c« palais épiscnpal du xu' siècle :

En h était la chapelle, en H le donjon, eu (! la grande salle qui alors ne s'étendait pas au delà du mur pignon D. Le chwurde la cathédrale, rebâti par Maurice de Sully, est en E; la salle F servait de trésor, au premier étage, avec escalier de communication entre le palais et le rba'ur, et de sacristie au rez-de-chaussée. La graude salle au premier étage formait uu seul vaisseau vortté. Ici, la muraille gallo-romaine de la cité passe en M, sous la cathédrale et au delà de son abside, et en creusant les fondations de la nouvelle sacristie, nous avons retrouvé une substruclion de la même époque en G et en P. Il semblerait donc que les évêques de Paris avaient profilé d uo saillant formé par les défenses de la cité, d'une sorte de ratlellitm, pour y enfermer le palais épisropal. Le mur méridional de la grande salle était même bâti sur les

H Voir U irprndiirtio:i que lions ili.iimms ci<foiilrc . lig. Si. p. 91).

L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE À L'ARCHEVÊCHÉ

• tulllluilHH II de l'enceinte gallo-romaine el lut encore crénelé par Maurice de Sully. Mon, dit h I*. du Breuil"', «rl'évéquc el les siens «liaient de la grande salle à la grande église (la eathédrale) par une galerie (l'aile F), laquelle Messieurs les Punchers, suc-esscurs évéqnes (du mi* fièrle) ont depuis quittée aux chanoines qui y mettent Im relique* el le* plu* beaux orne-

r"i|{. l 'i. — Kxtrait «lu Ihctimuiairr r«ù»ii«r AmUMMI friweaw de Violut-I.»»*:.

nient». Depuis, messire Pierre d'Orgenionl (commencement du xv* siècle) lit bâtir le second corps d'hôtel qui n vue tant sur le jardin que sur le lieu dit (c'est le bâtiment II ). Longtemps n pris, messire Éticune de Puncber (commencement du xvi" siècle), cent deuxième éréque de Paris, fit édifier le bâtiment joignant le vieil, lequel est vis-à-vis de l'église où est à présent la

l'I Le théâtre dtt antiiptUéê de Pariâ, Pari», in-4* i KM, nul., IA:/5<j8o). Voir, en particulier, le chapitre intitulé : -l)c l'hAtel archiépitcopal de Paris* , p, g.

grille pt nuire» demeures (c'est le corps de logis doublé eu K). Messins l-'rauçois de Poncher. son neveu et successeur, fit bâtir le troisième corps d'hôtel qui est derrière la chapelle (c'est le logis L). En ce lieu, auparavant, étaient les «curie*, et quelques maisonnettes ou demeuraient les quatre chanoines rie la chapelle basse.» La chapelle avait, en effet , deux étages comme celle de Meaui et plus tard celle de Reims. Le» constructions 0 dataient seulement du ivii* siècle et en R étaient des logis qui furent cédés à l'Hôtel -Dieu. L« pont au\ Doubles. S, l'ut élevé, plus tard, après tous rp* bâtiments.

Fig. û. — Elirait .lu Otaftaaflfr* NMMU«f J'nrrhtrrlnrt Jraxrmur uV \ l.llu- Uih, .

Les évèques de Paris n'avaient pas que ce palais, ne renfermant pendant plusieurs siècle» qu'une seule salle. Pierre d'Orgemont, qui bâtit l'annexe K à la grande salle du palais épiseopnl, hérita de l'hôtel de* Tournelles qui appartenait au chancelier d'Orgemont, son père. Le long de la rivière et derrière l'abside de la cathédrale s'étendaient des jardins qui touchaient au cloître du chapitre bâti vers le Nord-Ouest. La grande salle crénelée, du xn* siècle, avec son annexe élevée par Pierre d'Orgemont au commencement du xv* siècle, son donjon et si chapelle à deux étages avaient fort grand air du coté de la rivière, ainsi que le fait voir la

L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE X L'A RCHEYKCHÉ. 101

porspettive (6g. 8) prise dn point Vs avant les adjonctions O et In construction do pont aux Doubles l".

Les deux planches publiées par Viollet-Leduc, que nous reproduisons, permettent de suivre ainsi les modifications apportées jusqu'en » 789 à la première demeure de Maurice de Sully.

L'ARCHEVlcilÉ Kl I 789. LES ASSEMBLEES ELECTORALES D'AVRIL ET MM 1789. LA

DKsr.Hirrtn\ faite par les officiers du chàtei.et. — i.ls dei\ crahdes salles :

LA CHAPELLE DBS ORDINATIONS. L'OFFICIALITIÎ. LES COJISTRICTIOMS DE SOIFFLOT : LA

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