‹ Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementires de la révolution française et de la première républiqueChapitre 54 sur 59 · Maison appartenant auxdits religieux Fouillants · texte numérisé non relu

Maison appartenant auxdits religieux Fouillants

277. Maison à porte cochère appartenant auxdits religieux Feuillants, a pour enseigne la Croix de Ijomi'me. Dom Charles de Saint-Augustin, prêtre religieux dudit couvent de Saint-Rernard. dit des Feuillants, tant pour lui que pour tons les autres religieux dudit monastère, en n passé déclaration devant Moufle et son collègue, notaires, le 8 juin 1701. reçue à In Chambre du domaine le 1 5 juillet audit an, chargée vers Sa Majesté par ladite réception de 1 a vols 6 deniers par an, payables nu jour de Saint- Rem y oH 1 a' ti'.

278. Maison à porte cochère appartenant à M. Berlin. M' Pierre- Vincent Berlin, conseil ler-secrétaire du roi. receveur des parties cen&uelles, en a passé déclaration devant Lavalelte et son confrère, notaires, le 3 mars 170.3 o*a"fiJ.

279. Maison à porte cochère, appelée l'hôtel de Pussorti", appartenant audit sieur Berlin [suit le détail des déclarations] o" a* 6*.

•280. Maison à porte cochère appartenant a M. d'Armenonville, direrteur général des linances, y demeurant1".

281. Maison à porte cochère appartenant à M' Laigue; dame Marguerite de Laigue. venue de me&sirc Charles-Olhvier de l^iuville, chevalier, marquis dudit lieu, cornette des rhevau-légers de la garde du roi, en a passé la déclaration devant Moufle et son confrère, notaires, le tH juillet 1701. Chargée vers Sa Majesté d'un denier obole tournois de

cens oH8'i4ob«|e.

282. Maison à porte cochère appartenant à M. de Belloy, y demeurant. Messin; Louis de llelloy, chevalier, seigneur de la maison, en a passé déclaration devant Baudry et son confrère, notaires, le 6 mai 1688. Chargée vers Sa Majesté d'un denier parisis de cens par an, valant un denier pite oH o* iJ pite.

283. Maison à porte cochère appartenant audit sieur de Belloy [même déclaration) ono" iJpile.

'284. Maison à porte cochère appartenant audit sieur de Belloy [iti^uic déclaration ] ow o* l'pile.

285. Maison à porte cochère et boutique appartenant h M. de Valenlioay, y demeurant. Messire Louis Rernin, chevalier, marquis d'Ussé, seigneur de Valenlinay •■*), conseiller du roi en ses conseils et contrôleur de sa maison, en a passé déclaration devant Moufle et son confrère, notaires, le i"aoùl 170a; chargé* vers Sa Majesté de 3 sols 1 deniers de cens par an , payable au jour de Saint-Remy nrt 3* V.

'' Voir la noie précédente.

»L hôtel roiitijru [ relui du conseiller d'IClal Pussort, vuir In note ci drwt» j eut |>lu» lard pour lud.il.int l'intendant «tes finances Fleuriau d' Armenom illc, et c'est là 4"e «levait mourir ea 1770 le président Henaull.- ( M. tu lU»*uu.w, article cité. |». m 3.)

"■ r\.,n de U élail l'impasse >■■■ rue Saint-

Vincent, que Vanban hal.ilait dés itigi, où il mourut ( DUùwwiire critique , par J m. , p. 1497); niaU l'illustre ingénieur n'y est indiqué ui comme propriétaire ni comme locataire par le Terrier royal de 1 7<«.Ti. (In dit <pic se.» lirrîliers itrlueis oui retrouvé dernièrement, dan* ipidqiic maison de l'ancienne me Sninl-V'incenl 1 nie du Dauphin, * |K»rlir de 17V1 \. une pwtie de sa eon-espoodance.

NOTES ET Al'PENDKXS.

286. Maison a porte cochèrc et boutique appartenant audit sieur de Valeiilinay [déclaration de la même date]; chargée vers Sa Majesté de i j sok G denier» de cens |M'r »" o" i a" 61.

'287. Maison et boutique appartenant au siour de Valentinay [mène déclaration], chargée vers Sa Majesté, avec Ira trois maison» ci-»prcs, d'un denier obole de cens par an. payalde au jour de Sainl-ltemy o" o" iJ obole.

Nota que «elle maison et les trois suivantes n'en composaient anciennement qu'une seule et même, à présent divise* en quatre, dont la déclaration est rapportée au n* ;*â cidevant.

288. Maison et boutique appartenant audit sieur de Valentinay. [Nota que le cens de cette maison est rapports au n* -187 ci-devant.)

•289. Maison et deux boutiques ap|Kartenant audit sieur de Valentinay. [Même noln.\

■21>0. Maison à porte corberc appartenant audit sieur de Valentinay. (Même nota.]

'2'J\. Maison à porte coebère appartenant à M. de Kaverolles. y demeurant. Guillaume de Kaverolles, capitaine de dragons au régiment dr Bretcud. en a passé déclaration devunt Tbouinet son confrère, notaires, le i i avril 1701; charge ver» Sa Majesté, conjointement avec la maison ci-après, de s sols 6 deniers tournois de cens par an 0" ï'6J.

292. Maison à |w>rte enchère appartenant audit sieur de Kaverolles. [Même déclaration.

21' .5. Maison a porte corbere appartenant à la demoiselle Lescol. Marie l,esri>t, fille majeur»1, eu a passé déclaration devant [<e Mojne elson confrère, notaires, le 17 mars 1G88: chargée vers Sa Majesté d'un sol paris» de cens par an, vaknl i5 deniers, payable au jour île Sainl-hVmy o" 1 ' 3d.

2114. Maison à porte coebère et une boutique appartenant à la dame veuve \jb .Moslre, « l'enseigne de \'f:pf* royale. Dame Krancoise Langlois, veuve du sieur Widré Le Nostre. chevalier île l'ordre de Saint-Michel et contrôleur général ancien des bâtiments de Sa Majesté, en n |«ssé déclaration devant Thouin et son confrère, notaires, par actes des 7 avril et 11 juin 1 70 1 : chargée vers Sa Majesté de 1 j sois G deniers de cens |«r an . o" 1 »' 6'1.

•2'.».'). Maison appartenant au sieur Bulel, marchand épicier, y demeurant, à l'enseigne ■le la Truir qui JSlr. Ledit sieur Kutel en a passé déclaration devant l^valctte et son confrère, nolain's, par actes des ai mars, 1" août et 3 novembre 1701; chargée vers Sa Majesté de * sols G deniers de cens par an o*1 a' (>'.

•2'JG. Maison faisant le coin de la rue Saint-Vincent -'I. appartenant audit sieur Itclloy. Messire l-«uis du Bellov. chevalier, seigneur de la maison, en a passé déclaration devant Baudry cl son confrère, notaires, le fi mai ifiHS; chargée vers Sa Majesté de 11 deniers de cens par an o" 1'.

Le jiéi-eoV son geMire. L. Iternin de telenuoav. m,r.p.i. .It.se, r,*WI«.r général .le la maison du rvi. avait .lai>< le nminag* ioimwtinl, «or le calé giinrl»1 ilr- U nieSmnl ll.iw.rr , (iliL-irsirn mMsoos. iloal il vihlit nneea 170* n M. Konlauicii . île qui die |n«sa a la d.irbess* d'Aumocl. pain au U.wrver ii, VkM .le la Wbrre. i rinleudi.nl

de. Iruances J. de bouitouftw. etc. Arcfc nal. <}', ..4o.)- (M- •« BooiaLS, UpIvrinY*totrw cl I* flatt rW.W. - Pari». 1889. iu-8\ ... io3.) L* chaîna dUfcsé . pré* dr Mimai , a élé htti par Yaulian.

« Voir, «or la n* Saint Vinrent. I. i,o4e préré- .Unle,

\OTES ET APPENDICES.

LES PIUNCIPVUX ÉTABLISSEMENTS VOISINS DE LA SALLE DU MANÈGE ET LU .NUMÉROTAGE DE LA BLE SAIUT-HONOHÉ RJS 1789. (Voir p. 1»»N «I «à-:,

Le couvenl des Capucins porluil, en 1 789, me Saint-Honoré, le n" 'ia6; le passage conduisant au Manège, le n* 609; le couvent des Feuillants, le n' 43o. Le numérotage des maisons de la rue Saint-Honoré partait, à celte époque, do la rue de la Ferronnerie, où la maison du coin le plus rapproché de Sainl-Eustache portait le n" 1 ; il suivait le côté droit en quittant les Halles pour arriver avec le n" 3o,4 au coin de la royale dite aussi rue Louis \V; reprenant avec le n* 39 5 le coin opposé, pour se terminer à cette même rue de la Ferronnerie où le buste de Henri IV était voisin de la maison portant le n°7ag. Ces détails résultent des renseignements donnés par l'Etat atttul Je Parti !,\

Voici, d'après ce même ouvrage, les numéros correspondant aux principaux établissements et à la demeure de quelques particuliers, qui permettront de fixer les détails ridessus :

N" 182. U Palais-Royal;

V 280. Passage de la rue Saiol-Roeh à la rue d'Arg>>titeuil; N" 2M 1 . Église Saint-Roch;

N" 308. Couvent dus Jacobins réformés;

N° 329. M. Savalelte de Lange, garde du Trésor royal*;

N" 354. Les Dames de la Conception;

N" 374. Place de l'ancienne porte Saint-Honoré. La porto Saint-llonoré était près du terrain qu'occupait anciennement l'hospice dus Quinw-Vingts, et sur celui qu'occupent aujourd'hui les boucheries;

N" 413. Les Dames de l'Assomption;

N' 4 1 4. Rolte aux lettres de la grande Poste;

N" 424. Corps de garde de la garde à cheval de Paris;

V 426. Les RR. PP. Capucins;

N" 429. Fontaine d'eau de Seine, érigée en 1718. Passage pour aller aux Tuileries, ouvert pendant la minorité de Louis XV, pour venir à l'ollice aux Feuillants. La grotte en coquillages y a été construite en 16a 1, aux dépens de Gaston d'Orléans, frire de Louis XIV;

V 430. Les religieux Feuillants;

N" 488. Grandes écuries du roi avec passais aux Tuileries, dont on doit faire un marché ;

i; État actuel dt Parti on h prwmriat à Pnrù. même que M. Savak-lle di! Lange demeurait rue — Pïris. 1788. in-i'i. Bibt. nul., Lk:/Go3B. Saint-Honnré , 3s<). — Paris, 1789, ion. Bibl.

VAImmack de Pari» pour 1789 indique «le nal., Lc1'^».

XOTES ET APPENDICES. 3Î7 N" 5 34. Passage à lu petite rue Suint-Louis; N" 604. L'église de» RR. PP. de rOratoire; V6I0. H.Held^ Américains; X'' (143. La eroii de Tralioir; .N- 7l>¥. Buste de Henri IV.

LA CKKKllO.ME DE \«TRE-|l«B DU U HKÏBJBR «7!». l'OUK LA PKBHTATtO* lit SBRWEMT CIVIQUE " .

( Voir iiR. Si, p. 17.I.)

* Hier, entre neuf et dii heures du mutin, no» honorables députés, entourés de là garde nationale, ayant a leur téle M. de La Fayette, général de la milice parisienne, et environné» d'un peuple immense, «ont majestueusement sortis de la salle d'assemblée, en dirigeant leur marche par la rue de l'Échelle, la rue Saint-Hnnoré. la rue du Roule et le Ponl Neuf. Jamais la Seine n'a offert un plus beau spectacle: ils étaient h peine en face de lu Samaritaine que la troupe nationale, rangée sur deui lignes purallèlcs, a offert i la capitale un coup d'a>tl magnifique: un peuple innombrable garnissait les quais et semblait presque venir concentrer nos illustres députés dans ce lieu, pour y jouir du plaisir de voir ce* hommes sacrés, i[ui tienneDt dans leurs iiwins les intérêt» de la France et. par imitation, ceiu de l'Europe entière.

».\os députés ont continué leur roule après avoir mis près d'une demi-heure a traverser h- Poot Neuf, qui était garni jusque sur le faite des boutique*: ils ont pris par le quai des Orfèvres, la rue Saint-Louis, ont traversé le Marché Neuf, la rue du Marché Palu, la rue Neuve-Notre-Dame'*, et se sont enfin rendus sur le parvi* do In Métropole, où la garde nationale, formant un double cercle, ouvert sur deui ai», a offert un eonp d'wi) aussi imposant que nouveau; la le canon, les cloches et les acclamations publiques se disputaient à l'covi la gloire de célébrer uu si beau jour.

rCest au milieu de cette scène attendrissante que les représentants de la nation se sonl majestueusement avancés «u» pieds des autels, où la municipalité les attendait; la . M. Bailly. maire de la capitale, les a introduits dans la place qui leur était destinée: ils se sonl placés à gauche et à droite, priV* du choeur, La troupe nationale, ornée de leurs drapeaux rangés sur deui lignes, remplissait la grande nef.

«Quand ce superbe cortège a été placé, la municipalité s'est mise à la gauche de l'Assemblée. Alors on a commencé une messe où les meilleurs musiciens «le la capitale ont développé tous leors talents, tant pour la musique vocale qu'instrumentale.

«A cette harmonie a succédé un calme parfait ; un autel qu'on avait élevé à porté* de Auditeurs a reçu l'orateur qui devait célébrer ce grand jour. C'eat dans le silence le plus eviicl que le Démoslbène français n déployé son éloquence. M. l'abbé Mulot, prêtre et chanoine de l'ordre de Saint-Victor, a merveilleusement développé les avantage» de la Consli-

" L'extrait qui suit est tiré de : Détail il la AMnIr f*r .«. JtfnW, frrnint ir h <Mmnt. —

cr^m*»r fùn à V^A». a Vmoùm i* *■ Signé Ukowmm. - S.U.J., i»*. BiU. iwrL .

irt FnfoU /»» fjfirmr In lun if U Ll. »/B*A t. G,»M«ùo«, rt rrln-il i« éimm pnmmct » U «t- ' Voir, pour le détail de cm luw.fig. \S. |t 4;.

lulion française*0. . . [Suit une lotifpue analyse de ce discours.] Alors, dans l'enthousiasme et dans la force du plus ardent patriotisme, il a adressé, au nom du peuple, le serment à la nation, au roi et à la loi; à peine n-l-il levé les mains que ce mouvement »Vsl propagé «née la rapidité de l'éclair; on .1 vu brandir «le toutes part» les mains armé»* ou non armées, et les drapeaux, saisis de ce mouvement, ont annoncé de loin au peuple du parvis •|ue le sceau de la Constitution s'offrait à l'Klernel.

* Ensuite on a entonné le Te Ikum. La musique militaire, relie de l'Opéra et de plusieurs autres Speclarles ont tout à coup rempli la vniitc.

La cérémonie a été terminée par les plos vifs applaudissements. -

IUPPORT fit COMITÉ D'EMPLACEMENT 1 Sllll LA IlESTIN ATU» UliS ÉDIFICES PlULICS DE PAKIS .

(Voir p. «Si et sKsi

Le il! juin dernier", l'Assemblée a rendu le décret suivant : - L'Assemblée imlionale décrète qu'il lui sera remis, sous huitaine, un état de tous les bâtiments employés ri-devant, dans la capitale, pur les anciennes administrations, ou destinés au logement des aijenls du pouvoir exécutif, et que son Comité d'emplacement lui fera le rapport de la destination ae-

;l Cf. Divours $ur le si mml cirique pnmanei l' dimmuke 1 i firrier 1 790 . daiu l'ègliie Notre-Dame, en frhenee de V Auemblèe nationale, de celle Je la Commune H dr la Garde nationale paruienne , fwtr .V. Mulot, chanoine régulier de Saint-Victor . . . S. I. , 1790, in-8\ Hihl. oat., Lb'THU.S.

,J -Comité d'einpIacemenL (I n'est pa* fait meulion .le ce Comité dans la liste .If M. Randonin ( im- (iriinnir de Y Assemblée naltoitale 1, parce que son iiiKtitution est moderne. Après l'établissement des eorjw administratifs et des tribunaux, il fallait leur désigner un lieu pour leurs séances. Le Comité' d'emplacement a été ùislilué pour rendre compte à l'Assemblée de ces demande*. Le* questions les pins minérale* ayant été décidée* , l'Assemblée a jiensé que le détail regardait le pouvoi.- ciécutiC. que c'était a lui qu'on devait présenter les deavis «l'Assemblée. Il a été remis aux Archive» quelques cartons contenant des demandes d'emplacement» , l.-s unes Mir lesquelles il a déjà été statué . les autre» sur lesquelles il ne Ta pas encore été. Ces cartons sont rangés dans ceux du Comité des parce que c'était dans le local de ce que le Comité d'emplacement tenait ses ..- ( Notice générale et particulière de* travaux drt comité* de f twmMéc nationale couUitaante et état de cet travaux au 3» wptembre 1791, |wr M. Camus, archiviste de l'Assemble*

Notice jointe à un rapport du V erjmiatwl. Kild. liai., I>' "fi t , in-8*. ) D'après nu autre passage de cette notice . la lixle de M. Ilawiouin. dont il est question ici , est la Litle dt M \l. le* lté/entés i /' U- *embUe nationale et de W. le* tuppleani* . survie de celle de tenu let Ctan'les erre* par d'-eeeU de I' Utemblée natmnaJe cl d'une table alphahèùaue. Paru. Impr. nat.. 1791. in-11. Ilibl. nal.. l/ "/3o.

•' Imprime par ordre de l'Assemblé nationale. Paris, 1791 , in-8". Ilibl. »:iL, l,e" i-.4.ri,et Ueh uat. , AD, \vi, 69. Ce Rapport ne fui présenté' à la Cunatituaole que le 16 septembre 17.11. Il serait important à connaître en entier pour l'histoire de l'installation de* administrations publiques à Paris au début de la Révolution: nous n'eu pomme, donner que les parties essiiilirlles. [a* nom .le l'auleor de ce rapport n'est pas indiqué au procèsverbal de la Constituante. Le Moniteur nous apprend que c'est l'œuvre de Pruf'nou y IVrre-J.tsepb I . député du liers état des bailli».;»"-, .le Lorraine, dont les iléptitalion* furent rnluile» a Nancy.

" 1791- On lit au procès-verbal de la Con-lituante à cette date : "Ou a observé .pie l'état di** bâtiment* occupé» ri-drvaul dans la i-apilale par les anciennes administrations n'avait pas encore été mis sons les yeux de T Assemblée. On a fait la motion que c«l état lui fill présenté dans le plus mort sible.- Celte motion a élé adoptée en ces 1 : ISnit le décret le| qu'il est rapporté ici.)

\OTKS ET APPENDICES.

luelle de ces balimenls ou logements, pour, sur ce rapport, être, par l'Assemblée, statué ce qu'il appartiendra, soit pour en changer la destination, ou ordonner la vente de ceux qui seront inutiles."

Votre Comité se présente pour remplir le vomi de M décret ; il va vous offrir la liste des édifices employés par les anciennes administrations et qui doivent aujourd'hui servir nu logement soit des agents du pouvoir exécutif, soit des administrations ou régies nationales; il vous soumettra ensuite son avis sur la disposition à faire de ses différents édifices.

Il y a l'hôtel du ci-devant contrôle général, habité par le Ministre de l'intérieur i: :

Celui de la mairie"';

Celui de l'ancienne régie, rue de Clioiseul'51 :

( ■•lin de Crisnois [tic, Crisenoy] qui est une dépendance de l'hôtel des Kermès 1 : L'ancien hôtel des Fermes et le petit hôtel Séguier. rue du Boulot !sl;

11 Ancien hôtel de Ponleharlrain . rue de» Pi-lil»- Champs. u" 60, De» plan» de cet hôtel conservé dans U Topographie de la France (**, s36) indiquent le n* àu; le Géographe parisien de 1760 >ndique rue des Petits-Champ*, n* 36 . entre la me (liiiilon et la rue Sainte-Anne-. — - Bâti sur les dessins de Le Vau, pour Hugues de Lionne, secrétaire d État, lit-on dant llurtaut et Magiiy, il a pris le nom de Poutchartraiu , «le Louis Phélippeanx de Pontchartrain, chancelier de France, qui l'acheta en 1703. Le roi eo a fait l'acquisition et l'avait d'abord destiné pour loger le» ambassadeurs ejilraonlinaires, ensuite Sa Majesté Ta accordé au ministre qui préside à la finance. M. de i'Averdi est le premier qui l'ait habité en qualité de contrôleur général." (Op. fit.. I. III. p. j64.)

1 Eu 1791. l'kitel de la Mairie était l'ancien hôtel des lieutenants généraux de police, rue Nenve-des-Capucine*. \ VAImanach royn/dc 179». l'adresse de -M. Pélinn, maire, est hôtel de la Mairie, rue Neuve-des-Capurines». (P. 517.)

La mairie fut transférée, eu mai 179* , a l'hôtel de fa Prêxidente, (Voir d-apre». p. 333, note 8.) La plan de VhStel de la Mairie te trouve au plan de Yerniquet, sou» le nom d'hole! de la Police, à miebenùn 1 droite en allant de la place \ endônve nu boulevard. — >RueNeuve-de*-C»pucincs,n* 10, est l'hôtel des anciens lieutenants généraux de police. L'ancien hôtel de la police et de la mairie est aujourd'hui occupé par les archives du Ministère des affaires étrangères et habité par M. Mignet, directeur de ces archive».* (Gisailt d» Sii*T-F«aciu . Ia* quarante-huit quartier» de Paris, 18Ô0, in- la.)

m On voit dan» VAlmanach royal de 179a que •l'hôtel de l'Administration «le la régie nationale de l'enregistrement, timbre, hypothèques et des domaines nationaux » se trouve rue de Chuiseul. L'Almanach national de l'an vu porte pour la même régie : »rue de Clioisrul, n' 18».

Hôtel désigné dans les différentes pièce» «pii le citent à cette époque «ou» le nom d'hôtel tir Gritrmois, a lit. au uincu. — u

l'ritennù, Critmoy, etc. Il était situé rue Coquilliére. ancien numéro 39. [CL Almanaeh de l'an 111 : il était alors le siège de la quatrième municipalité. ) tiigault de Crisenny, maître des requêtes depuis 1786. demeurait «rue de Richelieu, près celle Feydeau-. | Almauaeh rouai de 1789, p. a54).

11 Voici la notice consarrée par Hurlant et.Magny i -l'hôtel de» Fermr» du roi. rue «le Grenelle* : "Un lit, dans Sauvai. qu'Isabelle Gaillard, épouse du président Baille! , vendit deux maison» rue de Grenelle actuellement nie Je«n-J«c<pie»-Rousseau, entre les rues Saint-Honoré cl Coquillière ] , a dame Françoise d'Orléans . veuve de Louis rie Bourbon, premier prince de Condé; cette vente fut faite eu 1S73. Son Gis, Charles de Soistons, vendit cet hôtel en tCoô a Henri de Bourbon, dernier duc de Montpensier. Henriette de Joyeuse, sa veuve, s'étant remariée au duc de Guise, le revendit en 1619 a Roger (le Saint- Larri. duc de Bellegarde, grand écnycr de France. Celui-ci l'agrandit par quelques acquisitions qu'il lit rue du Bouloi et s'en défit le «krnier février it>34. en faveur du clianrelier Séguier.

-Sous ce nouveau protecteur éclaire île» sciences , «les arts et des talent*, cet hôtel devint le temple de» Muse*, l'asile des savants et le berceau de l'Académie française. Cette compagnie, qui l'avait choisi pour son chef âpres La mort du cardinal de Rirlielieu. continua de tenir *e» séance» dans cet hôtel jusqu'en 1673-, alors Sa Majesté accorda une salle an Vieux-Louvre. C'est dans cet hôtel que le chancelier Séguier a en plus d'une foi» l'honneur de recevoir Louis XI V et la famille royale et qu'en i65ti la reine Christine de Suide honora l'Académie de sa présence. Enfin le» fermier» généraux eu tirent l'acquisition a la lin du «iérle pa»sé. r y tenir leurs assemblées et placer leur» buree ont établi ceux de la Douane sur l'empl»janlin et ils y avaient joint une grande vis . qui a servi pour l'entrepôt el ie transféré «lepui» a l'hôtel de Lo-

L'hôtel di» Mi»»m<-&. rue Sainte-Avoye'1; Celui di" Longucvillc . place du Carrousel'11: Celui de la ci-devant Intendance 11 ; L'liôU-1 de Serilly, vieille rue du Teniple1*1;

L'Hôtel rie Ville, la Douane 5 , les Creniers n sel et enfin le Palais de Justice.

Il ne parle pas des édifice occupés par lu rejjie de* Postes *>, celle de» Poudres et Sal-

» 1-nc.MV dan» I» rue <lo llotiloi une autre entrée, qui est celle de la Douane. Le dur de Beflcgarde le (il rebâtir rt employa du Cerceau, un des plu» fameui arrliilectiw de son temps. Le corps de logi» et le* deux ailes sont en brique, liée» avec des chaînes de (lierre*, comme la place Royale, la ploee Dauphineet le» autres édilices royaux d« ce tempsla. L escalier fui inventé et conduit par Toussaint Vcrgier. » (Op. (il., t. III, p. sfto.) On trouvera dans Topo/{rtipttie de la Fnmct «Estampes, Bild. nnt., v, a3oi. dis détails sur -l'hôtel du chancelier Seguier. nie de Grenelle- Saint -Honoré, n" 55- ; voir aussi les ancien» plana de Paris, et en particulier celui de Deliarme, 17O3.

1,1 Nou* aton» déjà donné 1 p. 10s, note 11 quelques détail» Mir cet hôtel. D'après lliirtaut et Magny, c'était autrefois l'hôtel de Montmorency : -Le roi Henri II y a demeuré quelquefois. MM. de Mesme* en firent l'acquisition. 1* premier président de ce nom y avait fait faire de grandes réparations sur les dessins de Baullet et de Bosfrand. Jean Lu» y établit d'abord les bureaux de la banque générale. Madame la duchesse douairière de La Trémouille l'occupe depuis longtemps. * (Op. cit.. t. III, p. s<>3.) Des plan* de l'hôtel de Mesmes, rue de Braque et ruede Sainlr-Av..ye.selrouvenl dans la Topofpvpkit de h France. V. 1 ri5 et 1^7. D'après [AtmaJinch de l'an 1 11 (p. !1<j.ï 1 . la 'maison de Mesmc, rue A voie . n" 10,,» était occupée alors par -Uerjjerot. directeur de la liquidation de la detle des émigré»'

111 Le plan decet hôtel est très nettement indiqué au plan de Verniquet. L'hôtel de Longueville «e trouvait, d'après Hurlant et Magny. -dam la nie Sailli-Thomas et par la place Au Carrousel-. -C'était autrefois, continuent ces mêmes auteurs , l'hôtel de la V ieuville, puis l'hôtel de Luyne* et de Chevrense: il fut alors un des rendes-» ira» des chefs de la Fronde. La duchesse de Chevrense le vendit au dur d'Epernon, qui lui donna son nom, et enfin au duc de Loogueville, dont il prit le nom et le retient enri.re. Il a été occupé successivement par les cardinaux de Janson et de Polign.tr. Il fui hali sur les dessins 'le Metexeau . et quoiqu'il eut beaucoup d'apparence, il a cependant bien des défaut*. Il renferme quelques peintures de Mignanl qui méritent d'être vue*, (#t hôtel , qui avait servi de logement à des prince* et a de» seigneurs illustres,fut vendu en 17'nj. par le duc de Cbevreuse,

mit fermiers générant, qui en ont fait un magann de tabac ; alors il était occupé par les entrepreneurs des voitures de la Cour. La façade du côté des Tuileries est, suivant les connaisseurs, du plus mauvais goût-. ( i.tp. eit. , t. III , p. sfi 1 . |

-l'Inteodant de justice. [rolieo et finances de la généralité de Paris- , était situé nie de Vendôme 1 actuellement rue Réranger), a peu près à micliemin a droite en allant de la rue de Temple à la nie Chariot. Le plan de \ erniquet en donne un détail très précis. Une lettre de Raiily a La Fa jette, datée du 18 juin 1790. -renvoie la réclamation des héritiers Larsonneur. au sujet <le l'hôtel de lïnten- <Unce et de la maison attenante a M. de Haulectair. s.ibdélégué de Paris-. ( Pièce citée par M. Tietei. op. cit., 1. III, n' 5864.)

[*' On remarque, à cette époque, l'adresse suivante dans V ilmAïuich de Pari», publié par Lesclapart : -M. et M" de Serilly, rue Vielle-du- Temple, n* i3-. Il y avait en a Paris plusieurs hôtels de ce nom. -La place du Palais royal était occupée autrefois par l'hôtel de Sillery.- (Hia- TUT et M«m, t III, p. 45;. On remarque, dans le plan de Jean de ta Caille. 1 71 4 . un hôtel de Sillery près du cul-de-sac de l'hôtel de Conli. Ladre se du conventionnel Vardon, en 179^. est : rQnai Conti. hôtel Sillery-.

,lt \oir surriiôtel de la Douane la Dote ci-dessus concernant l'hôtel des Fermes du roi : les délaib préris de cet hôtel se remai'quen t dans fe plan de Turbot.

• Voici la notice d'IIuttaut et Magny concernant l'hôtel royal des Postes, rue Plilrière (actu. llcm.-nl partie de la rue Jean-Jarqnes-Rooaseao , entre les ruesCoquilliereet Montmartre): «Bôti pour Jean île Vogarcl, premier duc d'Lpernon sons le régne rie fleuri III , c'était une grande maison, qui s'appelait . 1 la fin du «v* siècle, Y Image Saint-Jacquet et qui appartenait à Jacques Rebours, procureur de la ville. [.« duc d'kperuon l'ayant achetée et fait rebâtir, cet hôtel fut vendu par Bernard de Nogaret, son lils , a Barthélémy d'Ilcrvart , contrôleur général des linances. qui le "lit reconstruire presque en entier. Il a passé ensuite a M. Fleuriau d'ArmenonviUe, secrétaire d'État et garde des sceaux, et à M. le comte de Mouille, son fils, ministre et secrétaire d'r'lat au département des Affaires étrangères. <>l hôtel portait encore le nom d'Armenonville.

pélres, par l'administration dos Monnaie*1", celle des Ponts et Chaussées, la Loterie et les Messageries.

Toutes ces anciennes administrations et régies ont leur établissement formé, leur assiette prise; et il n'est pas plus proposable de les déranger aujourd'hui que de déranger Ta Caisse de l'extraordinaire et le Trésor public, dont je ne parle pas davantage.

Quelle est maintenant la disposition à faire des édifices dont je viens de présenter la série?

Le ri-devant Contrôle général parait naturellement destiné au Ministre de l'intérieur; il n'y a rien de mieux à en faire, et sa disposition est telle que l'on ne pourrait, sans le mutiler, et sans dégrader l'édifice, lui donner une autre destination. 11 n'y a pas de mesures définitives à prendre relativement à l'hôtel de Longucville; il se trouve dans l'enceinte du Louvre et l'on ne doit faire aucune disposition qui puisse s'opposer, dans un temps quelconque, à l'achèvement de ce superbe édifice.

Il faut donc abandonner l'idée que l'on avait d'abord conçue d'y placer la bureau de comptabilité, qui aurait été sous la main du Corps législatif, et se réduire à le louer pour des termes courts.

Le maire de Paris est établi à une trop grande distance de la maison commune; il doit, autant que les localités le permettent, être placé ou dans son enceinte ou à côté d'elle.

Le moindre inconvénient est la perle de temps, et jamais un maire de Paris n'en aura à dissi|>er.

On fera cesser cet inconvénient en plaçant le maire à la première présidence1*', si l'on se décide à continuer de le loger : c'est une subrogation naturelle d'un premier magistrat à un premier magistrat. Le département demande lui-même à abandonner ce local, parce qu'il est placé trop loin du Corps législatif. L'observation a prouvé que. dans les grandes circonstances, il n'en peut être trop près et qu'il est bon que la même enceinte les réunisse.

La maison des Feuillants offre un local assez vaste pour rontenir ce corps administratif.

La maison des Capucins sullira, et beaucoup au delà, au petit nombre de comités qu'auront nos successeurs.

On loge les ministres; celui des contributions ne l'est pas; il n'a que sa salle d'audience, sou cabinet de travail, qui est encore très malsain, parce qu'il est un peu au-dessous du niveau du jardin et ombragé par de grands arbres; aussi a-t-il conservé son logement et ne se rend-il là que pour les heures de travail.

Il est cependant concevable , sous tous les rapports, qu'il soit, comme les autres ministres, à demeure fine : et votre comité vous propose de le placer à la mairie. Pur cet arrangement nouveau, le Corps législatif, le roi. le département et les ministres seront réunis en un même point et le maire fixé près du corps municipal.

Il parait convenable de placer ce corps dans une portion du palais; deux motifs le veulent

e. en «767, il a M acheté, réparé e« di«- Terray, contrôleur jjénéi*l de» finance», sur l'cin-

iribiu1 convenablement , pour y placer les bureaux placement de l'Intel Conti ; il fut construit sous la

de* posiiK. rt l'on y a construit, du coté de la rue direction de f architecte Antoine. Hurlant et Ma-

Coq-Héron, un hôtel pour l'intendant général des guy oui comacré à cet Ih'iIpI une lon^nte notice.

(MMie**-, «-te. (Op. cit., t. III. p. (Op. cit., t. III, p. 56S S70.1

" L'InMcl actuel de» Monnaies, dnnt In première ' Voir sur l'hôtel de la Première Présidence,

pierre fui pas*-, le so avril 1771, par l'nblté ci-après, p, ."M. note 3.

\OTKS KT APPENDICES.

ainsi : le premier est l*ii»|io&»ibîlttt: «le continuer à faire le service dans un local devenu beaucoup ln>|> étroit. L'ancienne municipalité n'avait ni les subsistances, ni les impositions, ni la justice. Ainsi un local qui lui suffisait cesse évidemment de convenir à la municipalité actuelle.

ta second motif est la nécessité de réunir sous un même toit le corps municipal et son chef; la inarche des affaires en devient plus active et la mesure est plus économique.

Si on ne plaçait pas le ministre des contributions à la mairie, comme il n'j a des maisons nationales en état que la ri-devant Intendance, on serait réduit à le placer rue Vendôme, par conséquent loin du Corps législatif et du roi. Or, les ministres ayant des rapports de tous les instants avec l'Assemblée doivent nécessairement être établis près d'elle, comme le maire près de la municipalité : ce sont les mêmes convenances.

Le i f> juillet, vous ave* décrété que les administrateurs de l'enregistrement seraient établis dans l'hôtel <le la ci-devant régie, rue île Clmiseul; cette disposition rend vacant l'hôtel de Mrsmes. Votre comité vous propose d'y placer la conservation forestière et les payeurs des rentes. Cet édifice est très vaste et peut facilement les contenir.

Par cette dernière disposition, l'Hôtel de Ville devient absolument libre et |>eul être mis en vente au profil de la nation. Je reviendrai sur cet article.

Les administrateurs des droits de traites sont placés provisoirement dans l'hôtel de Crisnois [Crisenov] , qui était une dépendance de l'hôtel des Fermes. Cet établissement doit devenir définitif. On ne connaît dans Paris de position meilleure pour eux et pour le public. Votre décret du 1 g juillet porte que le surplus de cet édifice sera momentanément abandonné tant à l'ancienne régie qu'A la ferme, pour y finir respectivement leur arriéré.

Lorsque cet objet sera achevé, la législature disposera de tel édifice.

Reste le bureau de la comptabilité; il peut être établi dans l'hôtel de Serilly. vieille rue du Temple. (Jette administration n'a pas besoin, comme les autres, d'occuper un point central. Avec de l'exactitude et de l'ordre, on compte bien partout.

Cette disposition ainsi présentée, vient la question de savoir si le département achètera ou louera simplement la maison des Feuillants?

D'abord il n'entend n'en occuper qu'une partie et il est le premier à proposer un simple loyer, jusqu'à ce que le temps et la réflexion suggèrent d'autres mesures. D'ailleurs, des considérations d'utilité nationale exigent qu'il se borne là.

L'emplacement des Capucins sera nécessairement un jour dans le cas d'être vendu; il le serait mal. ou moins bien, si on en détachait la maison des Feuillants. Peut-être, dans l'avenir, aura-l-on une disposition publique à faire de ce vaste local; tout cela est dans le nuage du temps. Aussi la prudence veut que, dans l'incertitude, on ne permette pas une aliénation dont les inconvénients ne peuvent pas être bien aperçus.

Ou peut disposer, au moins quant à présent, de la Douane, parce que le département demande qu'il soit établi à Paris une douane d'expédition et de secours. Ou y plomberait tous U s ballots et singulièrement les caisses pour l'étranger, et avec celle précaution on ne les ouvrirait pas à la sortie du royaume, ou on ne le ferait qu'avec des ménagements convenables, lorsque les plombs paraîtraient suspects. Le motif en est que le commerce principal de Pari* est celui des modes et dorures, et un commis ne peut guère ouvrir une caisse renfermant des marchandises de modes sans en compromettre la fraîcheur et sans en déranger l'économie; il peut également offenser les dorures et tous les articles de luxe dont Paris fait un si adroit monopole. Il vous serait fait incessamment, a ecl égard, un rapport par le Comité de commerce. . . 11 reste encore à disposer de deux vastes magasins à sel

places dans la rue Saint-Germain-l'Auxerrois1'1; ils paraissent ne convenir à aucune destinalion publique et nVtre propres qu'à être vendus. D'ailleurs, on ne peut trop tôt se défaire de ers édifices dont les murs redisent encore : La nature avait donné Utel aux peuples, mai», pendant phuieurx ithln, le» roi» le leur ont ivndu.

A cette aliénation il y aura à joindre relie de l'hôtel de la ci-devant Intendance et de fHôlel de Ville. Il y aura un grand parti à obtenir de ce dernier édifice, attendu que la paroisse de Sainl-Jean-en-Grève, dans laquelle il y avait un chapitre, elles maisons canoiiicidcs adjacentes peuvent être comprises dans la vente et offrir un champ à de belles spéculations.

J'ajoute que cela rendra facilement praticable l'ouverture de la rue projetée par M. Turgot père, laquelle devait offrir pour perspective le beau portail de Saint-Gervais.

11 y aura ensuite à s'occuper de la démolition duChâlelet pour évaser la rue Saint- Denis qui se termine par une espèce d'obstruction ou d'égout et pour anéantir a jamais des prisons où règne une éternelle épidémie . . .

Le secret des lois est dans le temps et c'est à lui que le Comité en appela lorsque vous décrétâtes, contre son avis, que les six tribunaux de Paris"1 seraient placés dans six points différents de cette capitale, et il parait déjà que cet agent invisible a fait connaître les inconvénients de celle mesure, qui, au reste, ne peut qu'être provisoire. D'après cela, voici comment s'explique le département : «L'Assemblée nationale sera priée : i* d'autoriser le directoire du département à réunir dans l'ancien palais de justice, ta mairie, l'hôtel commun et tous les départements de la municipalité, le tribunal criminel du département et le plus de tribunaux civils qu'il sera possible de réunir. *

Le moindre inconvénient de la dispersion actuelle est de nécessiter de continuelles remises et de faire languir les affaires en suspendant de fait le cours de la justice. Cette distribution des six arrondissements blesse les convenances des justiciables, loin de les satisfaire. Par là, la gratuité de la justice devient illusoire. . .

[ La suite et la fin du rapport sont consacrés à développer les inconvénients de la division des six arrondissements judiciaires: cette partie du décret proposé n'ayant pas été adoptée par la Constituante, nous jugeons inutile de donner la partie du rapport qui la concerne.]

Voici le projet de décret :

L'Assemblée nationale, ouï le rapport du Comité d'emplacement, décrète :

Aar. I". L'hôtel du ci-devant contrôle général sera destiné au logement du Ministre de l'intérieur. Celui des contributions publiques occupera celui de la Mairie.

Abt. i. Le maire de Pari» aura l'bôtel de la première présidence J>. I.a municipalité sera

«Grenier * se). On y juge les contestation* qui □tissent ou sujet des gabelle», pour la distribution du »'l et les droits do roi . . . Il est situé dans U nie SainMlemujia-l'Anxerroi*, C'est un bâtiment d'une forme particulière, élevé en i6yH sur un fonds qui appartenait à l'abbaye de Joye-en-Val [Joyental], dont on voit encore les armes sur ta façade et celles de Paul Godet des Marais , évéque de Clmrtrrs, au diocèse duquel celte abbaye fut réunie lors de IVrertion de l'évéché de Blois en 1C98.» (IlvaTirvet Mstav, op. cit., LUI. p. 187.)

Les six tribunaux de district» du département de Paris avaient , d'après YAlmmaci rm/al dt 1 79s ,

leur siège dans les établissements ou locaux suivants : 1" arrondissement : tribunal séant provisoirement aux Requête* du Palais; s" arrondissement : aux Petits-Pères; 3' arrondissement : au ChAlcIet. provisoirement; 4' arrondissement : aux Minimes dp la place Royale; 5' arrondissement : a Sainte-Geneviève: fi' arrondissemeut : a la ci-devant abbaye Saiut-Geniuu'o-dcs-Prés.

' ' L'hôtel de l'ancien premier président du Parlement se trouvait à l'extrémité de la rue de Jérusalem, entre la Chambre des comptes et ut Cour neuve du Palais. Voir, pour détails, le plan de \eniiqiiel et les plans et vues conservés aux

placée aux Feuillants, dans la portion de cet édifice qui lui sera assignée par la prochaine législature, d'après l'avis du département.

Abt. Le département occupera le bâtiment des Feuillants désigné au plan qui sera joint a la minute du présent décret.

Art. 4. La régie des postes et messageries , la régie des poudres et salpêtres, l'administration des monnaies, la loterie royale continueront à être placé** dans les édilices que «•«•s régies d'administration occupent actuellement.

Art. 5. L'administration des traites sera établie à l'hôtel de Crisenoy, faisant partie de celui des Fermes.

Art. 6. La régie des domaines et de l'enregistrement étant établie par le décret du 1 6 juillet à l'hôtel de l'Ancienne régi*', la conservation forestière et les payeurs des rentes seront établis à l'hôtel de Mesmes, me Sainle-Avoye; en conséquence, la partie du décret du 1 6 juillet qui en a ordonné la vente sera rapportée.

Art. 7. L'administration du commerce et les bureaux de la comptabilité générale occuperont l'hôtel de Serilly. vieille rue du Temple.

Art. 8. Le département de Paris est autorisé à placer dans l'ancien Palais le tribunal criminel du département et le plus de tribunaux qu'il sera possible d'y réunir.

Art. 9. Il sera incessamment présenté au Corps législatif des mesure;., tant pour la démolition du Châtelet que pour l'établissement de prisons saines où les prévenus ne soient privés que de leur liberté.

Décrète en outre que les administrateurs des domaines et les commissaires receveurs du droit d'enregistrement »e mettront incessamment en possession de l'Hôtel de Ville, de la ci-devant Intendance et du grenier à sel rue Sainl-Germain-l'Auxerrois.

Les maisons et édifiées nationaux dont il n'a pas été disposé par le présent décret seront rais en vent» et adjugés suivant les décrets de l'Assemblée nationale, a la seule exception de l'hôtel de I .ongueville, qui restera simplement loué.

L'Assemblée, après une asse* longue discussion, n'a décrété que les articles relatifs à rétablissement d«s administrations nationales; les autres ont été ajournés. Cependant la réunion des tribunaux est d'un intérêt également vif et pressant pour la ville de Paris. Chaque jour viendra ajouter aux inconvénients de l'étrange disproportion des tribunaux dans une même cité.

[Suivent quelques lignes sur le même objet.]

Le projet de décret ne fut pas adopté en entier. Voici le texte du décret volé le sl> septembre et sanctionné le g octobre 1 7 <) t t

Art. I". L'administration des traites sera établie a l'hôtel Crisenox, faisant partie de l'hôtel des Fermes.

Estampes de la Bibliothèque nationale, sous la cote V*. oa6 el 337. »Cesl au mois de mai 179s que la mairie fut transférée de l'hôlel des lieutenants généraux , rue Neuve-d es-Capucines . en celui de la présidence . ■ . Les maires de Paris y établirent successivement la Commission administrative de polie* et le bureau central du canton de

Paris. Celle dernière administration l'occupait encore quand elle dut céder la place a la préfecture de police instituée conformément au décret du s 8 pluviôse an vui.« (Hvttl i* la prhidrntt. tututUtmrnt kittl de la prrfeetvrc dr polie*, ftfchtrehet kittorùjwet. par M. K. I.»s»t. Paris, 180 4 . in-8'.Bibl. U.U. Ni V735->.;.

NOTES KT APPBNDICKS.

Ait. "2. La régie des domaines et de l'enregistrement étant établie par le décret du »(> juillet à l'hôtel de l'Ancienne régie, la conservation forestière et les payeurs de rente seront établis à l'hôtel de Mesmes, même rue Sainle-Avoye; en conséquence, la portion du décret du 1 t> juillet sera rapportée.

Akt. 3. Les bureaux de comptabilité générale occuperont l'hôtel de Serilly, vieille me du Temple.

Le Moniteur ajoute : «M. Prugnon présente plusieurs autres projets de décrets pour le logement du maire de Paris, du directoire du département . des ministres, etc. Ces projets sont ajournés à la prochaine législature. »

Les * administrateurs composant le directoire du département de Paris» adressèrent, le l 'i octobre 1791, a M. Delessart'", Ministre de l'intérieur, une lettre contenant les passages suivants : «Nous avions, Monsieur, par un arrêté du a 1 septembre dernier, présenté à l'Assemblée nationale une demande pour faire statuer sur l'emplacement de la municipalité et de divers tribunaux de Paris dans les bâtiments du Palais, et l'établissement du département dans la maison ci-devant occupée par les Feuillants. L'Assemblée nationale, près de terminer, a ajourné cette demande à la législature actuelle. . . M. le Ministre des contributions publiques ayant annoncé à l'Assemblée nationale qu'il se proposait d'établir son logement et ses bureaux à l'Hôtel de la Mairie, il devient indispensable de chercher pour la mairie un emplacement convenable; quels que soient d'ailleurs les plans adoptés pour l'emplacement de la maison commune et des bureaux de la municipalité, celui de l'ancienne présidence convient mieux que tout autre pour le logement du maire, à cnuse de la proximité de l'Hôtel de Ville actuel. . . Tous ces arrangements sont nécessairement subordonnés a notre établissement dans la maison des Feuillants .. . *, etc. ( Lettre signée La Rochefoucauld, de La Chaume, Anson, Tnlleyrand-Périgord . etc. Arrh. nat., F", 111. •17.) Les suites données à ces divers projets n'intéressant pas les locaux qui nous occupent ne peuvent être étudiées ici.

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