‹ Histoire des édifices où ont siégé les assemblées parlementires de la révolution française et de la première républiqueChapitre 55 sur 59 · XV1I · texte numérisé non relu

XV1I

KXTRAIT DU 'THERMOMÈTRE DU JOI R- PAR J.-A. IH LAURE. DÉPUTE À LA CO>VE\TION NATIOWLE. siaéno ittt mardi ruait* janvii» 1 7 y -l 3|.

(Voir p. a 19. note t.)

Du local des séances. La disposition de la salle des séances est très vicieuse, C'est un parallélogramme très prolongé, bordé de six rangs de banquettes, disposées en gradins, dont les deux extrémités présentent environ douze rangs de banquettes aussi en gradins, dette longueur est divisée au milieu en deux parties égales, par la tribune, la barre, la place du président et celle des secrétaires.

'' Autnine Valdec-Detessart avait été appelé •au Département de l'intérieur- par lettre du roi du »5 janvier 170,1 ; H quitta ce ministère le •jo novembre 1791 pour passer aux affaire* étrangère». (Cf. notre Rrcuril de itntiimenU relatifi «

la oone«mfr'on des fjnlt gtnèrnnx àf t. 1".

p. 357 et 3;o.)

A Pans, au bureau de l'abonnement, rue H11 TliéAlre- Français, passage du Ricbe-f jlxmreui. in-*\ Bibl. nat. U'M.

33b' NOTES ET APPENDICES.

C'est à la partie droilo du président qu'étaient ordinairement l<>s patrioli-s de l'Assemblée constituante el de l'Assemblée législative; c'est à l'extrémité de ce côté que se trouve ce qu'on appelle la Montagne. Ce coté était nommé le coté gauche, mais depuis que la place du président a été changée, il se trouve être à sa droite.

Le côté opposé, qu'occupaient les aristocrates de l'Assemblée constituante el législative , était le côté droit, il est aujourd'hui le côté gauche; il a aussi à son extrémité une montagne qui s'élève comme celle qui est en face, mais qui ne porto pas ce nom.

Lorsque la Convention tint ses premières séances, aucun membre ne voulut se placer de ce côté, mais comme tous les membres ne pouvaient contenir du même côté, on fut obligé de se porter de l'autre. Bientôt celte répugnance cessa entièrement et on se plaça indistinctement d'un côté ou de l'autre. On vit changer cet ordre de choses lorsque Robespierre fut dénoncé comme aspirant à la dictature, lorsque .Maral fut dénoncé comme y aspirant luimême et comme excitateur du peuple contre la Convention, lorsqu'on parla de la force de parlementaire, lorsqu'on parla plus distinctement des Rolandistes et des Robespierrots. Chacun, suivant son humeur, suivant son opinion, se plaça du côté où cette humeur, cette opinion étaient les plus favorisées et les inoins contrariées, parce qu'on est mal à son aise à côté des hommes qui ne partagent pas vos idées et votre manière de voir. Insensiblement, tous les membres murntisles. robespierrots, se placèrent vers la Montagne ou dons les environs. Ceu\ qu'on appelle Hrissotins el ceux qui ne sont d'aucun parti, mais qui n'aiment pas le bruit, furent du côté opposé, ou bien n-slérent à la place où l'habitude les avait retenus d'abord.

Je ne veux pas dire que toute la Montagne et ses environs soient remplis de membres de ce parti ; j'en connais qui s'y placent qui ne partagent les fureurs d'aucun parti et qui ne sont animés que du zèle du bien public, mais la force de l'habitude les v retient.

Je ne veux pas dire non plus que du côté opposé à la Montagne il n'y ail que des Brissotins, des Rolandistes; j'y connais des hommes qui aussi n'ont embrassé aucun parti, si ce n'est celui du bien général, mais qui y sont retenus par l'habitude et l'amour de la paix. Car le côté gauche du président est ordinairement le moins orageux.

Ceux qui occupent l'espace qui est entre le président el la Montagne sont un peu mitigés; on y voit quelques Maratistes, mais le général y est bon, y est pur et l'esprit qui y domine est un esprit conciliateur, le me:io-ten»ine entre les deux extrémités de la salle.

J'ajouterai une observation : c'est que le lieu où l'on se place, s'il n'influe pas sur les grands principes que l'on a gravés dans le cœur, peut beaucoup influer sur des opinions de moindre importance et notamment sur celles qui ont rapport aux individus. Entouré de personnes passionnées, irritées, il est bien dilficile de ne pas partager leurs passions, leur colère. Tout comme ou est disposé à pleurer avec ceux qui pleurent, à rire avec ceux qui rient, à bailler avec ceux qui baillent, de même, sans s'en apercevoir, on prend parti pour ceux qui nous environnent, surtout lorsqu'on n'était pas d'avance prévenu contre elles; ainsi souvent, sans le vouloir, on partage leur injustice. J'invite mes collègues à faire comme moi, à changer souvent de place.

Voilà ce que j'ai observé. Je poux m'être trompé, mais ma conscience seule m'a dicté ce résultat de mes observations.

LETTRES DE DEUX RELIGIEUX FEUILLANTS ADRESSEES AUX COMMISSAIRES DE LA SALLE DR LA CONSTITUANTE. (Voir p. ,75-,«6.)

[Les deux lettres qui suivent sont conservées aux Archives nationales dans le carton coté D, xxxvn, i , qui devrait contenir les pièces provenant «lu Comité d'emplacement et qui ne renferme, avec ces deux lettres, que deux autre» pièces sans intérêt1". La première de ces lettres n'est pas datée, mais elle précède de quelques semaines la seconde, portant la mention :# août, qui se rapporte, croyons-nous, au mois «l'août 1790.]

«Monsieur, la dispersion prochaine des membres de notre communauté el l'évacuation de notre maison , pour l'adapter au service de l'Assemblée nationale , n'entraîneront peul-êlre pus sur-le-champ In destruction de l'église qui y est jointe, ni la cessation subite de la célébration des saints mystères, (-'est dans cette supposition, Monsieur, que les deux soussignés ont l'honneur de vous représenter qu'ils n'ambitionnent rien tant que la gloire de desservir provisoirement, par reconnaissance, sans autre émolument que l'honneur, et jusqu'à l'époque où ce temple perdra son usage et ses dimensions, l'autel qui y serait conservé. Leur bonheur serait inappréciable, si ces fonctions exercées sous vos ordres rendaient un seul moment leur zèle et leur patriotisme agréables à l'auguste Assemblée nationale.

*Nous sommes avec respect vos très humbles et obéissants serviteurs, Joseph-Adrien Bellegueule, gardien des ci-<levant capucins de la rue Saint-Honoré, Antoinc-Louis-Pierre Le Doux, dit en religion frère Anaclet, secrétaire et archiviste de la Maison.»

[On lit sur cette lettre, de l'écriture, croyons-nous, de Guillotin: «Cela ne se ym\-. Les mêmes scalaires adressèrent ensuite la lettre suivante «à Messieurs les commissaires du local de l'Assemblée nationale 71 : j

8 »wU<".

• Messieurs, nous vous finies il y a quelque temps l'offre de desservir provisoirement et patriotiquement l'autel que votre Comité jugera peut-être utile de conserver dans notre ancienne église, jusqu'à l'époque où elle perdra tout à fait son usage et ses dimensions. Nous la renouvelons cette offre et, tout en avouant que nos services ne peuvent avoir de proportion avec les bienfaits du Corps législatif, nous croyons que, dans sa sagesse, il arrueille les grands efforts et les humbles désirs. C'est sur une supposition que nous avons fondé notre demande, afin de lui ôler tout caractère d'imprudence ou de légèreté. Quel que soit le parti que vous prendrez à ce sujet, Messieurs, nous y applaudirons comme à la disposition la plus convenable au service de l'Assemblée nationale, r [Même formule finale et mêmes si- Ijnaturcs que dans la précédente lettre.]

Ijgq piéeca provenant de ce comité sont, d'après une indication de Canins (voir ci-dessus, p. 3a8, note a), classées dan» les papiers du Comité des domaine».

IIUT. M» «»iriCM. - I.

La date d'août 1791 ne sertit pa* absolument invrniipniohljle. La datr août 1790 nous paraît ressortir des pièces relaleVs au chapitre consacré ci-deaso* aux Feuillant*, p. ï75 et suiv.

NOTES KT APPKNDICKS.

RKSLMB <;HRO\OLO(.tQUE DBS ACT88 l>K L'AITORITB «OVALE ET DES LOIS ET DECRETS LES PLUS IMPORTANTS CONCERNANT LES MATIERES TRAITÉES

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