SOEURS SAINT-VINCENT-DE-PAUL
fidèles disciples de saint Vincent, ont depuis deux siècles et demi collaboré dans notre ville, comme on vient de le voir, à de nombreuses œuvres de charité et de dévouement. Il suffira pour me résumer de rappeler les quatre établissements aujourd'hui existant : le Doyenné, l'œuvre des Messieurs à Ainay, l'œuvre des Dames ou de la Marmite, rue Auguste-Comte ; enfin la maison de Saint-Paul à Pierre-Scize.
La chapelle des sœurs Saint-Vincent-de-Paul occupe le premier étage de leur maison du Doyenné. Elle n'est pas très vaste, ne devant servir qu'aux religieuses. L'autel de marbre est simple, orné, par devant, de cinq arcades ouvertes. Sous la table de l'autel repose le corps de saint Maxime martyr : les chairs de ce confesseur de la foi ont naturellement disparu, mais les ossements ont été habillés d'un corps factice de cire. Le chœur de l'église est séparé de la nef par une architrave supportée par deux colonnes. Au bas de la chapelle s'ouvre une salle allongée qui sert au besoin à l'agrandir. Récemment, on a fait construire une autre chapelle pour la congrégation des enfants de Marie de la paroisse : ce sont elles qui en ont fait tous
les frais. Elle est vaste et belle. Sous l'autel repose le corps du martyr saint Polydore et tout autour se trouvent quatre statues représentant saint Joseph, saint Vincent de Paul, les bienheureux Glet et Perboyre, ces deux derniers de la congrégation de la Mission. Le chœur et les murs de la nef sont décorés de belles fresques dues au pinceau de deux religieuses de la maison. Enfin les fenêtres sont décorées de vitraux avec médaillons de gracieux effet.
Mgr Giaoulhiac, archevêque de Lyon (1870-I87â).