‹ Histoire des églises et chapelles de LyonChapitre 65 sur 174 · HIIÎLIOGHAPIIIK DU CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

HIIÎLIOGHAPIIIK DU CHAPITRE VII

même à créer une (Euvre de régénéralion sociale, niais rexécution de ce projel la mit en face d'inextricables embarras eL la plaça dans la plus douloureuse silualion, celle de ne pouvoir rembourser des créanciers ; elle dut tendre la main.

Pauline JaricoL mourut le 9 janvier 18G2, après de longues souffrances su|)porlées avec patience et parfaite soumission à la volonté de Dieu. Cette femme si ardente pour le bien dès sa jeunesse, qui avait été entourée de la paternelle bienveillance de Gi^égoire X^'I et de Pie IX, qui avait été en rapport avec des princes de l'Kglise, comme les cardinaux Lambruschini et A illecourt, avec des prélats comme Mgr de Forbin-Janson, avec de pieux personnages comme le curé d'Ars, le P. de Magallon, M. Dupont, etc., fut conduite à sa dernière demeure dans le plus modeste appareil.

Elle a raconté elle-même, en une page inoubliable, comment elle eut providentiellement l'idée de créer des dizaines pour étendre l'œuvre de la Propagation de la foi.

« Un soir que mes parents jouaient au boston, et qu'assise au coin du feu, je cherchais en Dieu le secours, c'est-à-dire le plan désiré^ la claire vue de ce plan me fut donnée, et je compris la facilité qu'aurait chaque personne de mon intimité à trouver des associés donnant un sou chaque semaine pour la Propagation de la foi. Je vis en même temps l'opportunité de choisir, parmi les plus capables des associés, ceux qui inspireraient le plus de confiance pour recevoir, de dix chefs de dizaines, la collecte de leurs associés, et la convenance d'un chef, réunissant les collectes de dix chefs de centaines, pour verser le tout à un centre commun. Dans la crainte d'oublier ce mode d'organisation, je l'écrivis tout de suite et m'étonnai, en voyant sa facilité et sa simplicité, que personne ne l'eût trouvé avant moi. Ce plan tracé au crayon sur une carte de rebut prise sur la table de jeu, je m'arrêtai à la pensée de le communiquer à mon confesseur. »

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