‹ Histoire des églises et chapelles de LyonChapitre 76 sur 174 · JÉSUITES DU COLLÈGE DE LA TRINITE · texte numérisé non relu

JÉSUITES DU COLLÈGE DE LA TRINITE

« Toulefois, sans nous arrêter à celle diffîcullë, nous allons fournir, à Taide du Lugdunum sacro-prophanum du P. BuUioud et de nos propres observations, la nomenclature des chapelles, et leur description sommaire, en commençant par Tenlrée de l'église, côté de l'évangile.

« 1'^ Chapelle actuellement sous le vocable de Sainte-Blandine. Le retable est composé de quatre colonnes d'ordre corinthien, en pierre rouge, supportant un fronton circulaire coupé à l'aplomb de deux colonnes formant avant-corps et cantonnant une niche cintrée.

« 2» Chapelle de Saint-Sabin et des Saints-Martyrs. Les reliques de ces saints avaient été apportées de Rome par Mgr d'IIalincourt, en 1608, et déposées dans un reliquaire d'argent. La chapelle fut élevée, par Jérôme de Cotton, pour y élire sa sépulture. L'autel et le retable, qui paraissent appartenir à cette époque, sont remarquables par une sorte de marqueterie en stuc, d'un travail très soigné, où l'on observe des arabesques gracieuses de diverses couleurs; la voûte présente quelques peintures de l'époque. Le cadre est veuf de sa toile.

« 3" La troisième chapelle n'a pas d'autel ; c'est l'entrée de l'église sur la cour du collège.

« 4° Chapelle de la Nativité de la sainte Vierge. Elle fut fondée par Henri Forendal, originaire de Lille en Flandre. Ce personnage, selon M. Steyert, possédait une maison, quai Saint-Vincent, dans laquelle s'établirent les religieuses de Saint-Benoît. On trouve dans le retable quatre colonnes d'ordre corinthien en pierre rouge, supportant un fronton aigu et coupé de même que dans le retable de la première chapelle. L'autel, en forme de tombeau et d'un dessin robuste, est en pierre noire de Saint-Cyr.

« 5'^ Chapelle dont le vocable ancien ne nous est pas connu. L'autel et le retable sont à peu près semblables aux précédents; cependant on y remarque une certaine recherche.

« 6° Cette chapelle, plus petite que les précédentes, et qui ne rentrait pas, pour cette destination, dans le plan de Martellange, n'a pas d'autel et est occupée par un confessionnal. Revenant vers l'entrée de l'église, nous trouvons du côté de l'épître :

« 7° Chapelle dont le vocable ancien ne nous est pas connu. C'est toujours à peu près le même système de retable et d'autel que dans la chapelle en face ; pas de toile dans l'encadrement ménagé.

« 8*^ Chapelle Saint-Ignace, présentement de la Sainte-Famille. Selon le P. Bullioud, elle fut fondée, le 18 février 1623, par noble Jean Sageat, seigneur de Chavagneux-en- Dombes et Romanesche, avec le concours de son épouse, Suzanne Cléberg.

« 9° Chapelle de Saint-Louis, roi de France, présentement de la Sainte- Vierge. Nous savons qu'elle fut commencée, mais non achevée, par un premier fondateur, et qu'en

La chaire, église acliicUe des Jésuites, rue Sainte-Hélène.

1625, on donna le prix-fait de ses travaux qui devaient la rendre en tout semblable à celle de la Sainte-Vierge fondée par Forendal auparavant.

« 10° Chapelle Saint-Michel. C'est la première décrite par le P. Bullioud; elle fut fondée par Lucas et Philippe de Sève, le 15 janvier 1619; on remarque leurs armes à la clef de voûte. La décoration du retable et de l'autel est analogue à la quatrième chapelle, c'est-àdire à celle de Forendal ; la toile n'existe plus dans l'encadrement.

« 11° Chapelle dont l'ancien vocable ne nous est pas connu. Le retable est à peu près semblable aux autres ; le coffre de l'autel présente au centre un panneau vide qui devait recevoir quelque motif en bronze dans le genre de celui de la huitième chapelle.

« 12° Chapelle dont l'ancien vocable ne nous est pas connu. La décoration du retable appartient à la fin du xviii" siècle ; il n'en subsiste plus guère que deux anges agenouillés ; l'autel n'offre rien de remarquable.

« La chaire du prédicateur fut exécutée en 1699, sur les plans de Jean Delamonce, peintre et architecte, et inaugurée le jour de Pâques 1700. L'entreprise en fut donnée à Pierre Orset et Jean Alerand, son beau-père, tous deux tailleurs de pierre à Lyon.

(( L'église fut embellie considérablement, en 1737, par un autel nouveau et par l'addition aux pilastres et dans le chœur de revêtements en marbre dont l'exécution fut confiée à Michel Perrache, d'après les plans de Delamonce. On a dû entreprendre, en 1861, une nouvelle restauration de cette église et surtout des peintures qui tombaient en poussière. Ce travail a été exécuté sous la direction de l'architecte en chef de la ville, T. Desjardins. Un peintre décorateur, habile et expérimenté, Alexandre Denuelle, fut alors chargé de la tâche difficile de relever ce qui restait de ces peintures, afin de pouvoir rétablir l'enduit qui se détachait, et ensuite, de les restituer ; il l'a remplie de telle façon que ce qui existe est la reproduction fidèle de ce qui s'y trouvait antérieurement. »

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