LES QUATRE FILS AYMON
laE rôle important que jouaient les institutions chevaleresques au moyen-ftge imprima un reflet vigoureux sur les enseignes. Le Vœu du Paon, I'Épéb b'O- QiEB, LE Danois, le Chevaueb au Cygne, Boland, OuniLAUME au ooubt Nez, les Champions et la Table Ronde, dont nous reparlerons, furent bien souvent répétés, mais moins souvent cependant que les QuATBE Fils Atmon. Cette enseigne existe toujours dans plusieurs villes On montre encore les ruines du château de ce duc Aymon, favorisé de Charlemagne, et père des quatre preux qui montés ensemble sur le seul cheval Bayard, accomplirent tant de hauts faits. Ces héros se
nommaient : Renaud, Guichard, Allard et Richardet. Aujourd'hui les musées disputent à qui aura dans sa collection une de ces vieilles enseignes d'hôtellerie représentant les fils d' Aymon, enseignes qui furent si longtemps dédaignées.
Une petite pièce du quinzième siècle, publiée par M. Jubinal et intitulée : Esbatement du mariaige des iiij file JKfmon, mentionne près de cent cinquante enseignes de Paris i cette époque.
Parmi les enseignes à quatre objets, nous avons dit qu'elles étaient moins fréquentes que celles à trois ; signalons en passant, les Quatbe Cantons, enseigne problématique s'il en fut jamais, les tableaux étant perdus et le nom seul étant resté ; on la rencontre assez souvent en Suisse où elle peut représenter soit les quatre cantons qui seuls formèrent la Confédération de 1332 à 1351, soit les quatre confond de Berne, Fribourg, Oenève et Zurich, alliés ensemble au seizième siècle, soit tout autre chose partie ou divisée en quatre. L'enseigne des Quatbe Tout offrirait certainement la même indécision si on ne savait le sujet de la peinture qui représentait quatre figures : un roi, avec l'inscription : je gouverne tout ; un prêtre : je prie pour TOUT ; un soldat je combat pourjroxrSy enfin un prolétaire avec ces mots trop réels : je paye tout. Et l'enseigne des Tbois Deqeês qui se trouvait aussi bien à Paris qu'à Genève, que représentait-^
D'HOTELLERIES^ D'âUBERGES ET DE GÂBÂBETS
elle ? Etait-ce les trois degrés de jaridictioD; les degrés UniYersitaireSy le trivium des écoliers comprenant la grammaire, la dialectique et la rhétorique, ou simplement trois degrés d'escalier? Nous n'en savons rien, mais nous pencherions volontiers du côté des lettres et des sciences, car les étudiants d'autrefois faisaient, à ce que nous disent les chroniqueurs, d'aussi longues séances au cabaret qu'aux écoles.
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