‹ Histoire des enseignes d'hôtelleries: d'auberges et de cabaretsChapitre 9 sur 112 · L'ANE · texte numérisé non relu

L'ANE

aItbe Aliborou, le Boussin d'ArcadiCf le Coursier aux longues oreilles ou, comme l'on disait au moyen-âge , Messire Bernard l'Oreillu ou Bernard l'Archiprêtre, a

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le privilège de servir d'enseigne depuis longtemps.

L'ÂNE tournant un moulin, était figuré au devant de Yatelier d'un meunier à Pompeï, nous disons atelier avec intention, car les Anciens réduisaient le grain en poudre i l'aide de machines qui ressemblaient à de grands moulins à café, et l'officine du meunier était privée de ces vastes ailes, de ces grandes roues, qui rendent aigourd'hui toute autre enseigne inutile i nos moulins.

Si c'est bien un âne et non une chèvre dont on a trouvé l'image sur la boutique d'un crémier de la même ville, cet animal indiquait sans doute que son possesseur avait la spécialité du lait d'ânesse i l'usage des Pompéiennes aux poitrines délicates. On sait que, dans ses voyages, l'impératrice, femme de Néron, se faisait suivre par un troupeau de cinq cents ânesses destinées à fournir i son alimentation et à ses bains.

Rapprochons-nous de notre époque; une enseigne aimée de nos ancêtres, c'était I'Ane Ray6, nom sous lequel on désignait anciennement le zèbre. En 1429, ce fut à l'AsNE RoYÊ de Rheims que logèrent les parents de Jeanne d'Arc lorsqu'ils vinrent assister au sacre du roi. Cette maison est encore un hôtel sous l'enseigne de la Maison Bouge, on y lit l'inscription suivante, placée en 1825, à l'occasion du sacre de Charles X.

l'an 1429 , AU SACRE DE CHARLES Vn,

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