‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 109 sur 226 · Florimond Rapine, 3^ partie, page · texte numérisé non relu

Florimond Rapine, 3^ partie, page

SÉANCE ROYALD, 23 FÉVRIER 230

tance de l'aceomplissemeiit dudit mariage et si exactement souhaité son alliance ; et partant qu'il suffîroit en termes généraux parler des mariages et approuver le fait de la reine, comme moyens de la paix, sans engager le roi à rexécution qui lui devoit être purement libre, et en sa pleine disposition, selon la raison d'État qu'il jugera, avec son conseil, utile pour le bien de sa personne et de son royaume •. » Tel fut le sens de la décision prise par le tiers état, moins disposé que les autres ordres à approuver sur ce point la politique de la régente ^ (T. 3.)

Enfin une dernière discussion fut abordée deux jours avant la séance de clôture. De toutes les affaires ecclésiastiques, c'était celle qui tenait le plus au cœur du clergé ^. Il s'agissait de la réception du concile de Trente, dont l'application au point de vue de la discipline était absolument nécessaire. Mais contre cette proposition se dressaient toutes les convictions et, nous devons le dire, tous les préjugés des officiers de justice imbus des maximes de Pithou. Le clergé, qui lui aussi était gallican, mais, comme l'a si bien dit Bossuet, à la manière des évêques et non à la manière des magistrats, demandait tout le premier que les libertés de l'Église gallicane fussent réservées et que le concile fiU reçu sous le bénéfice formel des usages reconnus en France. Rien ne parvint à ébranler le tiers, qui ne pouvait de sang-froid entendre parler du concile de Trente *. Le troisième refus du tiers état

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