Mém. de Fontenay-Mareuil. CjII. Petitot, I, 40a
CONVOCATION 2o5
célèbre assomblûe des trois États de notre royaume, laquelle durant notre minorité avoit été eonvoquéo pour le même effet, qui toutefois en avoit été empêchée à l'occasion des Iroublcs survenus en noti-e royaume; de sorte que tant de conférences, consultations et délibérations faites avec beaucoup de labeurs, de frais et de dépenses, n'avoicnt produit autre fruit, sinon que les remontrances, plaintes et doléances de nos peuples avoient été toutes compilées en leurs cahiers, et à nous présentées : aux réponses desquelles nous travaillions soigneusement et sérieusement avec notre conseil, lorsque notre voyage de Guyenne et les mouvements qui survinrent interrompirent noire desseiii, tellement ([u'il reste le principal, (pii est de pourvoir à tant de maux et de désordres, les({ucls, ayant été sérieusement sondés et découverts, sont demeurés jusqu'à présent sans remède; ce (pie nous av(uis jugé ne se pouvoir, ni plus connnodément, ni plus solidement faire que par le conseil de personnes, la dignité, probité, expérience et réputation desquelles persuadât à un chacun, que les résolutions qui auront été prises par leurs avis, n'ont autre but ni visée que le bien et salut de notre royaume '. »
A la suite de cette déclaration, le roi convo(puiit pour le :24 novembre, dans la ville de Rouen, « les plus signalés et capables personnages de l'Église, de la noblesse et de ses officiers : pour, par leur avis, pourvoir au contenu des cahiers présentés par les trois ordres des États, ensemble sur le règlement de ses conseils, sur Tordre et la distriinition des finances, réformation des abus qui existoient en tous les ordres du royaume, et généralement sur tout ce qui se trouveroil nécessaire et expédient pour le bien et sou-