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États Généraux, liste des noLables, XVIII

3. Le roi vint passer à Rouen la journée du 24 et partit tout aussitôt pour aller à Dieppe, d'où il ne revint que le 2 décembre. (Mémoire particulier. États Généraiw, XVIII, 121.) La journée (lu 24 fut employée à recevoir les cahiers de doléances des États de Normandie qui venaient de se terminer. — La coïncidence de ces deux assemblées se tenant à si peu de jours d'intervalle a induit en erreur plus d'un historien. La collection des États Généraux a fait sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, une confusion fort crave en attribuant aux notables les trente-six articles de remontrances qui sont l'œuvre exclusive des Etats particuliers de la province. (T. XVIII, p. 17 à 53.) La seule œuvre des notables est donc la réponse aux vingt propositions faites au nom du roi. (T. XVIII, 52 à 113.)

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mais il dut attendre une semaine avant qiio Irs nutal»les l'nssont an complet. Le 3 décemlire, ils se rendirent en corps anprcs dn roi et revinrent avec lui à la cathédrale pour entendre la messe. La séance solennelle eut lieu le lendemain, i décembre, dans la grande salle de rarchevcclié. Le roi donna la parole au chancelier ', qui, après un pduipeux exorde, exposa Tordre des travaux de rassend)l(''e.

Il paraissait naturel que les notables se rcunisscid sur-le-champ; loin de là, dès le premier jour im crut qu'on allait voir renaître les dé[)l(>ral)les ciintlits qui avaient fait avorter les États de 101 i. Les prétentions contraires t'c la noblesse et des magistrats qui voulaient passer immédiatement après le clergé furent tellement vives, qu'une déclaration royale devint nécessaire pour faire taire le mécontentement des nobles indignés de voir les parlemenis usiir|»er la seconde place ^. Ce fut seulement \o 7 (i('ct'mi)r(' (jue les notables mandés devant le roi apprirent de lui quel serait l'ordre des préséances, ainsi que le n(un des présidents de l'assemblée. Au frère du roi, âgé île neuf ans, auquel la présidence nominale était attribuée, avaient été adjoints les cardinaux du Pcrrcui et de la Kochefoucault, ainsi que le duc de Montbazon et le maréchal de Brissac.

1. Silicry, revenu à la cour après la mort du maréchal d'Anci'o, avait repris les sceaux, qu'il Rarda en réalité jusqu'en 162i.

2. Voir la déclaration du roi. É(at.< Geni'rau.r. t. XVII], p. 9. — Les parlements firent valoir » qu'ayant juridiction souveraine sur la noblesse, il u'étoit pas raisonnable qu'elle les précédât ». Mëm. de Richelieu, I. 485. Les parlements avaient annoncé qu'ils se retireraient, s'il ne leur était pas donné satisfaction. Fontenay-Mareuil, 1, 408. La noblesse de son cù té invoquait les précédents tirés des Étals Généraux. Le roi déclara que l'assemblée de Rouen n'était point une assemblée d'États et que dans toute autre réunion la noblesse occuperait le second rang.

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