IV. - i
258 ASSEMBLEE Di;S KOTABLKS, 10 [7
Les travaux comnieuci'i'cnt le 9 ilécciiil)re. On avait résolu de soumettre aux notables une série de propositions sur lesquelles ils devaient délibérer successivement. Tout avait été réglé, jusqu'à la manière d'opiner, afin d'éviter les disputes de préséance : «lorsqu'il seroit question d'afïaires ecclésiastiques, les ecclésiastiques opineroient les premiers; la noblesse aux affaires de la guerre et autres qui leur appartiennent; les gens des comptes aux afïaires des finances; les officiers de la justice aux afTaires de la justice et police; aux afTaires indifTérentes, à la discrétion de celui qui présidera ». Tout se trouvait organisé pour le rôle d'assemblée consultative (jue le conseil du roi voulait donner aux notables; ils l'acceptèrent courageusement et conduisirent les afTaires « sans précipitation et sans longueur * ». Pontcbartrain, qui nous donne ces détails, ajoute que le roi « faisoit compiler et considérer ces articles par ceux de son conseil principal et secret, qui étoit lors composé de MM. le cliancelier, le garde des sceaux, de Villeroy et le président Jeannin - ».
« Pendant le mois de décembre les notables se réunirent tous les jours et travaillèrent continuellement, matin et soir, pour délibérer, résoudre et décider les points et articles qui leur étoient proposés. »
Le procureur général au Parlement, Mathieu Mole, reçut la charge d'introduire les propositions dont le texte avait été délibéré en conseil ^
« Nous travailhtns doucement en notre assemblée, écrivait Mathieu Mole; je n'y vois personne qui ne