PARIS, 162G
SoMMAiiiE. — .Ministère île Richelieu, p. 273. — Gonvocalion des notables, p. 214. — 2 dévonhre lb2() : Séance d'ouverture, p. 27o. — Discours de .Marillac, p. 21G. — Discours de lUclielieu, p. 2711. — 7 décembre : première séance, p. 282. — Forme des délibérations, p. 282. — Propositions financières, p. 284. — DémolUion des forteresses, p. 285. — 11 janeier 1627. Richelieu présente quinze propositions, p. 2S(i. — .Mesures contre les rébellions, p. 2S6. — Affaire du nonce, p. 2S7. — .Vlfaires financières, p. 288. — Justice, p. 281). — Commerce et marine, p. 289. — Armée, p. 290. — Cahier de la noblesse, p. 291. — Séance de clôture, p. 292. — 24 février : les notables se séparent, p. 292.
Depuis deux ans, lUchelieu était ministre. A l'inlérieur, tenir tétc aux liuguenots et contraindre les grands à l'obéissance, à l'extérieur abaisser la maison d'Autriche, tels étaient les desseins du cardifial. Déjà certains indices permettaient de les découvrir. La lutte engagée par le nouveau ministre contre les grands seigueui's, le supplice de Chalais que n'avaient pu sauver ni son rang ni son âge, les secours donnés par Richelieu aux luthériens allemands, prouvaient suiTisamment la force de sa volonté et le degré de sa faveur. A ces deux armes, il voulut ajouter l'appui de la nation. L'ancien évéque de Luçon se souvenait des Etats de 1614 où il avait siégé : si leur désordre et la difficulté de les conduire lui faisaient redouter