Voyez plus bas, Orrjanisalioii judiciaire
2. Voici le jugement que porte sur celte assemblée un des contemporains les mieux placés pour apprécier les ressorts secrets de la cour :
« A la fin du mois de décembre, les notables présentèrent au Roy leurs avis sur toutes les matières qu'on leur avoit envoyées. Ils contenoient beaucoup de belles et de bonnes choses, et qui eussent esté grandement profitables au Roy et au royaume sy on les eust exécutées; mais il ne s'en fist rien du tout, non pas mesme à Tégard de la paulette, quoyque par un arrest du conseil, relatif à ce qui uvoit esté promis aux Estais et à l'avis des notables, il eust esté ordonné qu'elle seroit révoquée; les intéressés ayant fait de telles diligences pour l'empescher, qu'une chose aussy nécessaire que celle-là, et demandée par tout le reste de la France, demeura comme toutes les autres sans elTet. Mais comment aussy verroit-on osier les désordres d'un lieu où il y a un favory qui ne subsiste que par le désordre, et qui en est lui-mcsme le plus grand de tous? » (Mémoires- de Fuiitcnay-Mareuil, t. I, page 413.
CLOTURi; DK i."assi:mblki-; 271
ce (|u'(iii >ii|ipriiiiiiil \o ilrnil aniuicl. cl les ;mti'c> (|iii se trouvuiçnt inlrrebsrs cii qnchiuc l'açon, ne pouvant, cacher leur mccontentemont, on parioient et discouroicnt fort mal, et semoient ensuite de mauvais bruits '. ') C'est au milieu de ces tiraillements que l'on tenta de donner satisfaction aux vœux des Etats et des Notables. Mathieu Mole nous apprend (|u'cn juillet 1(518 on di-cssa un cdit en ^i3 articles -: nuiis cette tentative fut de courte durée, il fallut attendre l'assemblée des notables de IfiSt» pour retnmver un effort sérieux capable de réformer le royaume.