‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 133 sur 226 · PREMIERS TRAVAUX 2K:J · texte numérisé non relu

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le roi « entenduit que les membres de rasseml»!»'!' opinassent par professions, et qu'ils ne fissent que trois voix, le clergé, la noblesse et les magistrats ^ ». Trois salles furent en effet préparées au palais des Tuileries pour les séances particulières, mais, à la première séance générale, les trois ordres étant réunis, le président allait recueillir les voix par tète, rjuand le clergé et la noblesse, invoquant la promesse royale, réclamèrent le vote par ordre. Le premier président du parlement de Paris se leva pour protester, en soutenant que l'usage aussi bien que le mode d'opiuer suivi à Rouen en 1617 devaient être observés.

Gaston d'Orléans donna raison aux ordres privilégiés, et comme il s'agissait du règlement de l'armée, recueillit d'abord l'avis de la noblesse, qui, après s'être concertée, se prononça, par la boucbe du maréchal de la Force, en faveur de la proposition. Les magistrats ayant été ensuite consultés, le premier président de Paris insista pour le vote par tète, le seul qui permit de conseiller librement le roi.

Les présidents tinrent conseil et adoptèrent un tempérament. Chaque député opinerait tout haut [)Our faire profiter l'assemblée de son expérience ; lu majorité des voix dans le sein de chaque ordre déciderait de l'opinion de la chambre, qui en définitive aurait une seule voix.

Conformément à cette décision, chacun des députés de la noblesse développa son vote; les magistrats puis les prélats opinèrent à leur tour. Les prélats et les magistrats firent décider que des copies du projet seraient remises à chaque ordre, qui nommerait des commissaires pour examiner les articles.

11 semblait que tout fût réglé. Il n'en était rien.

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