‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 136 sur 226 · IV · texte numérisé non relu

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290 ASSEMBLÉi; Di;S NOTABLKS, |(i2(J

délibérations. La difiérence de liaileiiifiil des négoeiaiits français à l'étranger, les droits sur les marchandises françaises variant suivant les temps et les pays, l'absence complète de réciprocité entre la France et les nations voisines, enfin le défaut de sécurité des navigateurs préoccupaient à bon droit Richelieu, ([ui voulait imprimer un développement considérable au commerce maritime. Les notables approuvèrent dans les termes les plus énergiques tous les projets qui leur furent comnmniqués *.

L'armée occupa les dernières séances. Le cardinal parvint, non sans peine, à la faire maintenir au chiffre de 18 000 hommes de pied et de "2000 chevaux. La détresse financière alarmait les notables, qui voulaient réduire l'armée en proportion du déficit. L'organisation qui leur était proposée constituait pour les provinces une aggravation de charges : il s'agissait de distribuer les troupes par garnisons dans les villes en proportion de leur importance, de donner aux régiments le nom des cités auxquelles désormais ils appai'liendraient, et de mettre les dépenses de chaque corps à la charge de l'Etat pour les deux tiers seulement, un tiers devant être acquitté sur les deniers municipaux de la ville qui servirait de garnison. L'accroissement des impôts fut quelque temps un obstacle au vote du projet, puis on fit valoir que, sil était vrai que les campagnes fussent ruinées, la plupart des villes possédaient de grandes ressources et qu'en réalité les « gens du plat pays », qui étaient les plus malheureux, ne verraient pas leurs charges augmentées.

L'ensemble des réponses aux propositions faites par le cardinal de Richelieu ne fut pas le seul docu-

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