Etats Génénnu-, t. XVIil, [>. 298 et
292 , ASSKMBLÉK DES NOTABLES, KJ^C.
nente. La seule satisfaction immédiate doiiiire à ces doléances fut la promesse, plusieurs fois renouvelée, d'appeler dans les conseils du roi des gentilshommes qui se formeraient ainsi aux affaires publiques.
Le jour de la clôture, une déclaration royale fut lue devant l'assemblée. Après les reuierciements d'usage à l'adresse des notables, le roi énumérait dans ce document les souhaits (ju'il hirmait pour le bonheur de ses sujets; en parlant des imbles, il rappelait la plupart des vœux émis par les gentilshounnes. Enfin, il donnait à ses promesses une forme plus précise, en annonçant qu'après cinq ans le peuple serait déchargé de trois millions de livres sur le principal de la taille, l'opération du rachat du domaine devant être achevée en 1632.
Le 24 février 1627, les notables allèrent remercier le roi et prendre congé de lui. La session avait été laborieuse et féconde. Les discussions étaient demeurées libres, quoique l'impulsion n'eût cessé d'être ferme. Tout inférieures qu'elles fussent aux Etats Généraux, dont elles n'avaient jamais l'autorité, ces assemblées rendirent de grands services. Celle de 1626 ne vit aucun de ses travaux demeurer stérile; peu de temps après sa clôture, ils devaient reparaître dans nos lois. Ainsi cette session réunit pour l'histoire un double intérêt, en nous offrant les opinions des notables qui devaient contribuer si directement à la rédaction de la grande ordonnance de 1629, et en nous permettant d'entrevoir les vastes projets de Richelieu dès le délnit de son ministère.
INFLUKNCE