G novembre
2. 6 novembre, Discours de l'cvèque de Beauvais. Procès-verbal du tiers, p. 32.
La coin- comprit le péril : elle ne perdit pas une iieure. La proposition du clergé avait été portée aux ordres laïques le 6 novembre; dans la matinée du 7, les présidents des trois chambres étaient mandés au Louvre et la reine s'cfToreait de dissimuler, sous les formes les plus gracieuses, une interdiction absolue de distraire des cahiers un seul article. Le clergé avait vu juste : si les États avaient réussi, ils fondaient leur autorité en matière de législation : au lieu d'émettre des vœux, ils auiaient rédigé des ord(uinances.
Elïrayés par les défenses de la reine, séduits par les promesses du roi s'engageant à répondre sans retard aux cahiers, les députés de la noblesse et du tiers décidèrent que rien ne serait « innové » et que l'ensemble des cahiers serait remis au roi en une séance solennelle.
Le clergé ne perdit pas courage; le cardinal de Sourdis alla trouver le cardinal de Joyeuse, qui s'entremit pour apaiser la cour. Villeroy se chargea de montrer à la reine quel parti elle pouvait tirer des États Généraux; les froisser était une maladresse, s'en servir pouvait être la meilleure politique *.
Les commissions extraordinaires pour la levée des tailles étaient l'objet des plaintes les plus vives du tiers état, qui porta ses doléances au roi. Le conseil en fut saisi et les députés des trois ordres furent admis le -4 décembre à conféi-er avec les ministres du roi ".
L'insuccès de ces conférences contribua singulièrement à décourager le tiers état ^.
Ce fut la noblesse qui tenta à son tour un nouvel