‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 148 sur 226 · Procès-verbal du tiers, p · texte numérisé non relu

Procès-verbal du tiers, p

2. Ce cahier, que ne contient aucune de nos collections de pièces imprimées, nous a été signalé par M. Charles de Beaurepaire, correspondant de l'Institut. Il est conservé eu original aux Archives de l'Académie de Rouen, à laquelle il a été légué par le conseiller de Cideville, ami de Voltaire.

AUTORITÉ DES ÉTATS od'.l

efforts que nous venons de rapporter, on mesuie le sentiment ([ue les députés des trois ordres avaient de leur pi-opre autorité.

Dans toutes les tenues d'Ktats, nous avons vu de quelle importance avait seml)lé la r('>forme du ccuiscil. En effet, iliu! suffisait pas de remettre en temps utile les doléances au roi. (Juel serait le juge de leur mérite? Qui aurait le droit de les rejeter, le pouvoir de les admettre? Sous le nom du roi, le conseil était le maitre suprême. C'était son (iri;anisati(in ([u"il fallait réformer.

Le clergé s'en occupa dans la séance du 4 décembre : « la confusion régnait dans le conseil, tant pour l'effrénée multitude des personnes qui y ont été introduites que pour l'extrême chicane qui s'y est mêlée ». 11 fallait le composer dun Udndtrf déterminé de députés des tr<us onli'cs et (■i.ihlir un règlement invariable '. Il ne s'agissait pas seulement de réorganiser le conseil d'État ou le conseil des parties -, mais de modifier le conseil privé du roi.

Gomme toujours, chaque ordre y apportait ses préjugés et le souci de son intérêt personnel, La noblesse y voyait ti'op de gens de justice et de finances; le clergé, trop de laïques; le tiers, trop de privilégiés. Les gentilshommes déclaraient que le fond du ronseil devait être composé des princes du sang et fies officiers de la couronne '; le clergé voulait que les députés à raison de trois ou (juatrc par chaque chambre assistassent au conseil. Sur ce la noblesse déclara qu'outre les grands officiers, elle était prête à admettre les six plus anciens conseillers, puis deux jours

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