IV. — Instruction criminelle
Le cahier de 1588 est encore plus réservé sur celle matière que sur celles qui précèdent *.
Nous avions raison de penser que la noblesse comprenait infiniment moins que les deux autres ordres le mécanisme de l'action publi(pie : elle conserve encore en 1588 une sympathie si i)rofonde pour la poursuite individuelle, quelle demande la déchéance absolue de tout droit à l'hérédité « contre les veuves, héritiers ou donataires des homicides qui ne feront poursuite des meurtres et assassinats commis en la personne de leurs maris ou parents... et soit la succession déférée à ceux qui auront poursuivi la punition des coupables » (N. 00).
La noblesse réclame aussi l'accélération des procédures, et lobligalion pour le procureur fiscal et pour les parties civiles reçues à faire plus ample informé de terminer en un mois leur supplément d'information (N. 61).
Ni le clergf' ni le tiers ne s'occupèrent de l'instruction cfiminelle. Nous ne trouvons donc à ce sujet que Ces seuls vœux dans tout le cours des cahiers.