ÉTAT GÉNÉRAL BK L'ÉGLISE
bien différents de ceux du pansé. Le récit que vous en avés faict me double encore le courage de mieux faire à l 'advenir '. » L'édit de IGOG, en prouvant combien le roi était détermin('' à rétbrnier le clergé, consacra, en ce qui touchaitle choix des prélats, les dispositions de Tordoimance de Blois ^ Sous Henri IV, on peut l)rendre nu sérieux les édits, et (piand on voit une prescription inscrite dans les lois, il est permis de croire que la réforme effective a suivi de près la vobjntc royale. N'en avons-nous pas une preuve lorsque nous voyons combien sont moins vives en KJli les doléances des ecclésiastiques et les plaintes des autres (ii-dres? Évidemment, durant cette période, chaque année avait amélioré la discipline, épuré le clergé, augmente les revenus, en un mot relevé et protégé l'exercice du culte catholique dans toute l'étendue du royaume.
L'effort accompli par le clergé avait pour instrument très efficace les assemblés réunies régulièrement. Il se trouva que les embarras financiers du gouvernement des Valois rendirent, en 1500, à l'Église de France le plus signalé service. Le roi, dans sa détresse, fut forcé d'autoriser la tenue des assemblées périodiques : le clergé y apprit à se conduire et à régler ses propres affaires. Ses membres avaient des lumières, une grande expérience, l'usage de la parole; ils trouvaient dans leurs annales les souvenirs des conciles, les ecclésiastiques avaient appris à délibérer dans les chapitres. De 1561 à 1627, vingt-trois assemblées furent tenues •'. Les convocations, les procédés
1. Réponse du roi aux députés du clergé de France, le 3 décembre ]60o, dans les Lettres missives, t. VI, p. 563, el dans le Mercure François, t. 1, fol. 98, recto.