‹ Histoire des États-Généraux (volume 2)Chapitre 156 sur 226 · Voyez Goliard, iôid., p · texte numérisé non relu

Voyez Goliard, iôid., p

2. C'est par les cahiers de 1376 que nous apprenons ce détail jusqu'ici négligé par les historiens ecclésiastiques, ('iohard, ihid., du Joyeux avènement.) (C. 33. T. 43.) Les députés protestèrent contre ces grâces expectatives, ce qui n'empêcha pas Henri III d'imiter son prédécesseur.

3. 9 mars 1577. Voyez Choi>in. Traité du doiiiuine, liv. Il, tlt. 12, uo XI.

:J24 ÉTATS ET NOTABLES, Itil»-l(j2t3

Grâce à cette réglementation, le droit de joyeux avènement sLd)sisla sans soulever de la part du clergé de nouvelles protestations.

La vente des bénéfices et tous les pactes illicites auxquels les transmissions donnaient lieu furent I'cj!)jet de nouvelles doléances du clergé et de la noblesse', mais on s'aperçoit déjà qu'en 1(314 Tordre avait commencé à renaître, car les plaintes sont moins amères, le tiers état garde le silence et se montre à l'égard du clergé infiniment plus modéré qu'aux Etats de Blois ^. L'ordonnance se borna à renouveler les défenses contenues dans l'ordonnance de Blois (art. 21), en déclarant vacant tout bénéfice obtenu à titre onéreux (art. 18).

D'ailleurs, il faut songer (jue toutes les matières relatives à la simonie avaient été traitées à fond dans l'assemblée du clergé qui avait eu lieu en 1010. L'ordonnance qui fut rendue en septembre lOlO, à la suite des remontrances présentées par les députés du clergé, établissait une répression assez sévère pour que l'efficacité de ces mesures explique le silence relatif des cahiers ^.

En résumé, sous l'empire de l'ordonnance de Hî'l*,), le choix des évèques et la plupart des nominations d'abbés étaient abandonnés à la volonté royale; pour tous les ecclésiastiques, le seul contrôle était un examen de capacité, garantie efficace suivant les hommes et suivant les temps.

Les abus des réserves et de la simonie s'alTaiblis-

1. Voir plus bas la répression des confidences et de la simonie, p. 333.

Page 1