Procès-verbal du clergé, 20 déceujijre, p. 264, 26o
bre, ils protestèrent conti'e un privilège exclusif et réclamèrent pour tous libraires de Paris le droit de vendre les livres liturgiques, promettant de prendre à leur charge l'impressiom des Bibles, collections des Conciles et des Pères '.
Les deux compagnies de libraires associés l'emportèrent : leur privilège n'allait à rien moins qu'à supplanter dans toute la France les autres imprimeurs. La perspective d'obtenir des collections de texte qu'on ne savait alors où trouver, avait séduit tout le clergé. En vain lévéque de Dax fit-il remarquer que le privilège accordé était excessif, que le prix des livres d'Eglise allait être triplé, et qu'il s'agissait d'un grand intérêt pour le Languedoc et la Guyenne, où les imprimeurs fournissent les livres au tiers du prix payé à Paris. Les grandes publications que le clergé souhaitait étaient des collections royales : il appartenait au prince de les faire exécuter et non d'en imposer le payement aux pauvres ecclésiastiques. Le clergé renvoya la question à l'examen des agents généraux -, et de leurs soins sortirent plusieurs ouvrages considérables destinés aux ecclésiastiques ^.
Le tiers réclamait la peine du fouet contre les faiseurs d'almanachs non approuvés par les évêques et les juges : ces almanachs ne pourront « parler que de l'astrologie permise par les lois et ordonnances » (T. 1:27). Une déclaration royale, rendue au camp de la Rochelle, défendit d'insérer dans les almanachs des prédictions, hors les termes de l'astrologie licite *.